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A la Milan Fashion Week, Sunnei a défilé pour « envoyer un signal de renaissance »


Loris Messina et Simone Rizzo de Sunnei.

Drôle de saison pour les jeunes créateurs milanais. Entre l’absence des professionnels internationaux et les contraintes sanitaires, la fashion week a pris des airs de fiasco annoncé. Une situation particulièrement difficile pour les créateurs indépendants. Nombre d’entre eux ont d’office opté pour des présentations digitales. Mais pas tous. Ainsi, Simone Rizzo et Loris Messina, qui ont fondé le label Sunnei en 2014, ont tenu à organiser un show physique, en petit comité et en plein air, comme l’exigeaient les recommandations. Leur nouvelle collection mixte, faite de grands volumes souples et de couleurs tranchées, a été montrée le 24 septembre, contre vents et marées.

Pourquoi vous a-t-il semblé important de maintenir un « vrai » défilé ?

Au-delà du fait de montrer les vêtements, on voulait vraiment envoyer un signal de renaissance après une période particulièrement difficile. Par ailleurs, l’inspiration de la collection, c’était l’idée de créatures mystiques apparaissant comme dans un rêve, de loin, dont on ne pourrait pas distinguer le visage ni le genre, et on avait envie d’exprimer cet imaginaire cinématographique dans une expérience « réelle ».

L’immense piscine extérieure vide du Lido de Milan [un centre sportif datant des années 1930] nous est apparue comme le lieu idéal : un espace si vaste permettait de transporter le public dans le scénario onirique qu’on avait imaginé ; à leur arrivée sur le podium, les mannequins n’étaient que de lointains points qui, peu à peu, prenaient une autre dimension.

Aviez-vous un plan B ?

On sait bien qu’il y a des alternatives aux événements physiques (films, défilés en live streaming, showrooms virtuels…) ; d’ailleurs, en juillet, on a présenté un autre pan de la collection sur des personnages en 3D qui dansaient la Macarena. Mais cette fois-ci, on n’a rien envisagé d’autre. Notre plan A, c’était que le show ait lieu par beau temps, le plan B, sous la pluie, le plan C, en pleine tempête. On a réuni des stocks de parapluies, en espérant que ça suffirait. Par chance, la pluie s’est arrêtée juste avant le début du défilé.

Sur combien d’invités comptiez-vous, au départ ?

On a tout de suite compris que la situation ne nous permettrait pas de réunir cinq cents personnes, comme c’est le cas habituellement. On a réduit la liste à une centaine de participants. Et on a retransmis le défilé en live sur Internet.

Quel impact la crise sanitaire a-t-elle eu sur la marque, à ce jour ?

Elle nous a conduits à revoir intégralement notre fonctionnement. On a eu le temps de réfléchir à la structure de la marque, et cela nous a amenés à diviser nos collections en deux. Désormais, on a, d’une part, Sunnei Canvas, une sélection de nos pièces emblématiques, toutes blanches, que certains de nos acheteurs peuvent customiser sur une plate-forme spécifique. D’autre part, on continue à avoir des collections plus expérimentales, vouées à être présentées lors d’événements physiques (le défilé du 24 septembre a été la première édition). Notre organisation est maintenant plus en phase avec l’époque.

Sunnei.
Sunnei.
Sunnei.
Lire aussi A la Milan Fashion Week, Fendi, Alberta Ferretti et Dolce & Gabbana ont défilé… pour de vrai



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