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Alexandre Mattiussi, l’AMI du prêt-à-porter


Alexandre Mattiussi à Paris, en 2017.
Alexandre Mattiussi à Paris, en 2017. Oliver Hadlee Pearch

En un clin d’œil, tout s’est vidé. Une bonne vingtaine d’employés mise au chômage partiel ; la centaine restante clouée à la maison, en télétravail. Et voilà Alexandre Mattiussi, seul dans les locaux parisiens de sa marque, AMI, comme naufragé dans ce bâtiment au parquet qui craque, niché au fond d’une impasse à deux pas de la place de la Bastille. « En tant que président et mandataire social, je suis autorisé à venir au bureau, raconte-­t-il au téléphone, mi-mars. Je me balade entre les pièces et les étages, avec ma clope, librement. »

Deux mois plus tôt, pourtant, rien ne laissait présager un tel basculement. Le 14 janvier, en pleine Semaine de la mode masculine à Paris, le créateur célébrait les 9 ans de sa marque, entouré de ses équipes, qu’il couve en bon capitaine. Au ­programme, un défilé spectacle organisé au Trianon, au pied de la butte Montmartre, qui se moquait bien d’atteindre la décennie pour faire la fête. Car le neuf est le chiffre porte-bonheur d’Alexandre Mattiussi. Il revient depuis toujours dans sa vie, si bien qu’il l’a fait tatouer sur son poignet, en numération romaine, le 9 septem­bre 2009.

Dans la salle, Leïla Slimani, Ladj Ly et Orelsan

Dans le théâtre Belle Epoque parisien avait été monté un décor, la terrasse d’un café dans une rue animée, la nuit. Pour clore le défilé, les mannequins, coiffés de chapeaux melon, s’étaient tous rassemblés sur la scène, au son de l’accordéon de Mario Batkovic – une sorte de carte postale parisienne qui fait vendre à l’étranger et sur laquelle AMI a su capitaliser très tôt.

En backstage du défilé AMI automne-hiver 2020-2021, au Trianon, le 14 janvier, à Paris.
En backstage du défilé AMI automne-hiver 2020-2021, au Trianon, le 14 janvier, à Paris. Alfredo Piola

Dans la salle, l’écrivaine Leïla Slimani, le réalisateur Ladj Ly et le rappeur Orelsan étaient là, tout comme Héloïse Letissier, alias Christine and the Queens, fidèle soutien du créateur. Un premier rang très « culture française ». Sur chaque fauteuil en velours, le créateur et fondateur avait fait disposer, à l’intention des invités, un livre compilant les images marquantes de son label depuis son lancement, en 2011. Façon de souligner le chemin parcouru pour cette entreprise, qui devrait clôturer 2019 à 35 millions d’euros de chiffre d’affaires, boostée par une éclatante croissance de 60 % entre mars 2019 et février 2020.

Ce 14 janvier, même si les silhouettes masculines sur le podium sont un peu plus exubérantes que d’habitude, avec chemises à jabot, pulls en Lurex et jupes façon kilts, la proposition d’AMI reste fidèle à elle-même. Facile à porter. La marque a taillé son succès sur une mode réaliste : on y trouve de bons basiques, logotypés d’un cœur rouge vif, avec juste ce qu’il faut de détails pour se distinguer tout en restant discret.

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