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Au Palais Galliera, trois cents ans de mode sous toutes les coutures


Robe à crinoline, vers 1845.

C’est un parcours croisé que nous propose ici le Palais Galliera. Dans ses nouvelles galeries, qui se sont refait une beauté le temps de travaux en 2018 et 2019, le musée propose une plongée dans l’histoire de la mode, du XVIIIe siècle à nos jours, tout en nous racontant sa propre histoire. Ou comment le don de la Société de l’histoire du costume en 1920 posera les fondements de ce qui deviendra le Musée de la mode de Paris.

Chercher, conserver, contextualiser, exposer, raconter… autant de missions essentielles se jouent ici, alors que l’histoire de la mode avec un grand H n’est pas encore tout à fait considérée comme une discipline scientifique. Il faut pourtant voir ces robes à la française datant de 1755, en cannetille de soie brochée, dotées de doubles plis plats dans le dos, ou bien encore ces robes de chambre masculines datant de la moitié du XVIIIe siècle, qui témoignent de l’essor des routes commerciales : leurs imprimés fleuris et richement brodés proviennent en effet d’artisans indiens aux mains d’or.

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La partie consacrée au XIXe siècle met en perspective tout ce qui se trame autour du corps de la femme : taille serrée, reins cambrés, pastiches placés sous les jupons pour donner du volume à la silhouette… Les couturiers-phares de l’époque sont aussi exposés, notamment grâce aux dons de particuliers, dont les descendants de la comtesse Greffulhe que l’on devine impériale dans ses parures signées Worth à la ligne princesse, sans couture à la taille.

De Poiret à Dior

Terrain d’expérimentation, d’émancipation, mais aussi de prouesses techniques, le XXe siècle est ici étudié sous toutes les coutures. De la libération des corps féminins des années 1910 par Paul Poiret et ses robes souples au faste des années 1920 et ses propositions richement brodées, en passant par le nouvel âge d’or de la haute couture dans les années 1950, après l’Occupation. C’est d’ailleurs en 1958, après le premier don d’une création signée Christian Dior, que le département haute couture du Palais Galliera verra le jour.

Christian Dior par Yves Saint Laurent, robe « Zéphyrine », automne-hiver 1958-1959.

L’essor du prêt-à-porter dans les années 1960 est ici illustré par des pièces signées Yves Saint Laurent ou Courrèges. Puis, on voit progressivement arriver la mode spectacle des années 1980, servie par Thierry Mugler ou Claude Montana, dont les ardeurs se confrontent ensuite à la rigueur de l’école japonaise, Rei Kawakubo et Yohji Yamamoto en tête.

La mode contemporaine prend ensuite le relais, avec des créations épurées ou richement travaillées signées Phoebe Philo, Martine Sitbon, John Galliano ou Alexander McQueen. A cela s’ajoutent quelques pépites du fonds de collection, comme des cartons d’invitation pour les défilés de mode ou bien encore des boutons signés de l’artiste François Hugo, qui collabora avec Gabrielle Chanel ou Elsa Schiaparelli. Cette exposition évoluera au fil des accrochages successifs, les trésors conservés par le Palais Galliera méritant tous leur petit moment de gloire.

« Une histoire de la mode. Collectionner, exposer au Palais Galliera », jusqu’au 26 juin 2022. Palaisgalliera.paris.fr

Rick Owens, ensemble, printemps-été 2019.
Christian Lacroix, robe de mariée, 4 juillet 1987.
Balenciaga, robe du soir et cape,  automne-hiver1961-1962.



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