mylovehair.com
Infos Mode

Balenciaga et l’attaque des clones


Balenciaga Spring 22.

Comprendre la saisonnalité des collections présentées en dehors du calendrier officiel des fashion week relève du casse-tête. Dimanche 6 juin, Balenciaga présentait sa collection « Spring 22 ». A quelques jours du coup d’envoi des semaines de la mode masculine printemps-été 2022 qui débuteront à Londres le 11 juin, avant de se poursuivre à Milan et Paris, la maison parisienne a dévoilé par écrans interposés une ligne mixte.

Reprenant les codes traditionnels du défilé de mode, à savoir un long podium, un parterre d’invités assis sur plusieurs rangs et des mannequins se succédant à un rythme frénétique, la mise en scène de cette vidéo réalisée par Quentin Deronzier semble, à première vue, classique.

Réversibles, les trench-coat et les manteaux offrent différentes possibilités d’usage, tandis que les pantalons larges se dotent de boucles et de clous en métal, ou se muent en combinaison.

C’était sans compter sur l’appétence de la marque à se nourrir des nouvelles technologies. Ces dernières saisons, Demna Gvasalia, aux commandes du style de Balenciaga depuis 2015, a en effet profité des défilés virtuels imposés par la pandémie pour propulser ses silhouettes au cœur d’un jeu vidéo plus vrai que nature, ou pour faire voyager virtuellement ses mannequins de New York à Berlin, en passant par la tour de Pise.

Cette fois-ci, la collection baptisée « Clones » a pour unique héroïne la mannequin et artiste peintre américaine Eliza Douglas, qui prête son visage à tous les modèles foulant le podium. Certains d’entre eux sont des deepfake (ces vidéos reproduisant les traits et les gestes d’une personne) tandis que sur d’autres, le visage d’Eliza Douglas a été transposé numériquement sur le corps de ses consœurs. On imagine la protagoniste du jour ayant passé plusieurs heures électrodes sur le visage, devant le fameux fond vert dont Hollywood a le secret. Difficile de distinguer le vrai du faux.

Les spectateurs, tous vêtus de noir, n’étaient quant à eux pas réellement là, mais par la magie de la technologie, ils apparaissent sagement assis, téléphone portable à la main. L’usage des outils numériques s’entend aussi dans la bande-son composée par le musicien BFRND : une voix féminine, générée artificiellement, répète en boucle et sur un ton monocorde les paroles de la chanson La Vie en rose, d’Edith Piaf.

Crocs et escarpins

Le propos du créateur, qui cherche à démontrer les différents détournements et contrefaçons possibles dans la mode, se développe également côté style. En avril, Gucci, emmené par Alessandro Michele avait introduit lors de son défilé « Aria » des pièces issues de sa collaboration avec Balenciaga, reprenant les codes de la maison parisienne. Cette dernière lui rend ici la pareille et poursuit ainsi ce que les deux designers ont baptisé le « Hacker Project ». On découvre des sacs floqués du monogramme de la maison italienne, le fameux logo double G étant remplacé par un sigle double B. Un autre affiche l’inscription « This is Not a Gucci Bag ». Une façon habile de brouiller les pistes et de questionner l’authenticité des accessoires du luxe.

Les jeux de déconstruction, signature du créateur d’origine géorgienne, se nichent sur les vestes de tailleurs, qui prennent alors des proportions inhabituelles, mais également sur les parkas et doudounes aux manches raccourcies et les longs manteaux à l’attache façonnée à l’aide d’une épingle à nourrice. Réversibles, les trench-coat et les manteaux offrent différentes possibilités d’usage, tandis que les pantalons larges se dotent de boucles et de clous en métal, ou se muent en combinaison.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Ni défilé ni film… pour son prêt-à-porter, Balenciaga lance un jeu vidéo

Une collection ponctuée de popculture, avec un sweat-shirt représentant les personnages des Simpson, vêtus de pièces Balenciaga issues de collections passées, ou un autre détournant les codes de la publicité. L’artiste peintre Julian Farade signe quant à lui des imprimés naïfs et colorés sur des robes longues et vaporeuses. Par ailleurs, la collaboration avec le label de chaussures Crocs se poursuit avec des modèles de bottes hautes, d’escarpins et de sandales à plates-formes.

Et le glamour Balenciaga ? Il apparaît sur les dernières silhouettes, avec de longues robes du soir drapées, une combinaison pantalon bustier grand soir ou encore une robe rouge en velours se terminant en corolle. Mais le dérapage n’est jamais bien loin, en témoignent les maquillages fuyants. Début juillet, la maison présentera une collection haute couture, une première pour Balenciaga depuis cinquante-deux ans.

Balenciaga Spring 22.
Balenciaga Spring 22.
Balenciaga Spring 22.
Balenciaga Spring 22.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Demna Gvasalia, la nouvelle mode



Source link

Autres articles

Les tendances de la Fashion Week de Milan

info mode

Saint Laurent Homme, « party boys » et Sacré-Cœur

info mode

Mode féminine : tendances resort 2022

info mode

MICHAEL KORS CÉLÈBRE L’ESPRIT DE COMMUNAUTÉ AVEC UNE NOUVELLE CAMPAGNE METTANT EN VEDETTE SES COLLABORATEURS

info mode

top cinq des présentations homme PE21

info mode

comment réussir son entretien vidéo

info mode