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c’est peut-être un détail pour vous…


Sur une plage de Qingdao, en Chine, le 16 juillet 2020.

Indice de protection sociale

Après le masque et la visière, voilà la dernière trouvaille contre la propagation du coronavirus ? Même pas. Ces baigneuses arborent une cagoule ­communément appelée « facekini ». Inventé en 2004 dans la province côtière du Shandong, il offre aux nageuses une protection contre les rayons du soleil afin de garder une peau aussi blanche que possible. Car, dans cette partie de la Chine en particulier, le bronzage peut être perçu comme un signe d’appartenance à une classe sociale inférieure, celle des travailleuses et travailleurs contraints de trimer aux champs.

Combi intégrale

Le port de cette combinaison noire à liseré rouge répond à la même ­préoccupation, également ancrée dans la culture européenne. De fait, jusqu’au développement du tourisme balnéaire et des activités sportives de plein air, au début du XXsiècle, il était d’usage chez les privilégiés de se protéger strictement des UV pour se démarquer des paysans à la peau tannée. Afin de garder un teint cristallin, les nobles utilisèrent même des poudres de riz, de l’arsenic ou des produits de beauté à base de plomb, qui provoquèrent d’ailleurs de nombreux décès par saturnisme.

L’ami américain

Si les hommes présents sur cette photo semblent moins soucieux des UV, monsieur a prudemment opté pour le combo lunettes de soleil-bob. Ce qui nous donne l’occasion de rappeler que le mot « bob » est une invention française. Les soldats américains de la seconde guerre mondiale portaient un chapeau souple, en coton, à bord étroit. Les Français étaient intrigués : comment désigner ce couvre-chef inconnu par ici ? Les Américains étant surnommés, plus ou moins affectueusement, « les Robert », la réponse tomba comme une évidence : les Robert portent des bobs.

Lire aussi La distanciation physique sur la plage : c’est peut-être un détail pour vous…

Calotte culottée

A défaut de chapeau, monsieur porte, lui, un bonnet de bain, ce qui interroge. En effet, si l’accessoire est obligatoire dans les piscines françaises, pour d’évidentes raisons d’hygiène, son usage à la mer est nettement moins généralisé, et par définition bien moins nécessaire. Alors pourquoi ? Pour se protéger du soleil ? Ou pour le plaisir d’entendre claquer le latex sur le crâne au moment de l’enfiler ? Il ne faut pas ­l’exclure. On en connaît…

Bain de virilité

Comment ne pas terminer cette étonnante revue de style balnéaire en ­évoquant ce slip de bain turquoise qui nous rappelle que si ce type de maillot est en phase de disparition totale sur les côtes françaises, il demeure dans certains pays la base d’une certaine idée de la virilité ? En Italie par exemple, une grande proportion des hommes continue à porter ce qu’ils appellent le « Speedo », le nom de la marque étant devenu un nom commun de l’autre côté des Alpes… Attention : ce n’est absolument pas une incitation à faire de même.



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