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Comme des Garçons, Noir et Junya Watanabe ont (encore) joué à domicile


Avant la pandémie, la force de la semaine de la mode de Paris tenait beaucoup à sa capacité à attirer des créateurs étrangers. Ainsi, le monde nous enviait les expérimentations vestimentaires de Comme des Garçons qui défilait en France et en petit comité depuis 1999. Hélas, depuis le printemps 2020, la griffe japonaise et ses deux autres brillants satellites – Noir Kei Ninomiya et Junya Watanabe – jouent à domicile.

Fin mars, ils ont présenté leurs collections automne-hiver 2021-2022 en marge de la Fashion Week de Tokyo à travers trois minishows de 80 invités, majoritairement des Japonais et quelques journalistes américains ou européens basés à Tokyo. Leur captation vidéo n’a rien d’une superproduction hollywoodienne et reste fidèle à leur philosophie selon laquelle le vêtement compte plus que son environnement. Mais même visionnées à travers des images un peu sombres, ces collections continuent de frapper l’imagination.

Comme des Garçons.

Alors qu’au même moment, Stella McCartney ou Kenzo proposaient des vestiaires survitaminés, Comme des Garçons a choisi de se « reposer dans la sérénité du monochrome ». Ce défilé tout en noir et blanc n’est pas minimaliste pour autant : les vingt modèles, présentés dans une brume romantique, sont aussi libres dans leur forme que des nuages. Certains corps sont prisonniers de sphères de coton arrimées autour de la taille ou des bras. Il y a cette volumineuse cape noire dont le col irrégulier flotte bien au-dessus des épaules ou encore ce haut sphérique qui couvre le visage jusqu’au nez et laisse le bas du ventre à l’air. La rigueur n’ayant pas le monopole du cœur de la créatrice Rei Kawakubo, on trouve aussi de la douceur, à travers des volutes de dentelle blanche parfois enchevêtrées dans des montagnes de tulle noir.

Noir Kei Ninomiya.

Du côté de Noir, ça pique. Le créateur Kei Ninomiya a imaginé une collection non moins spectaculaire, nommée « Metal Couture », où la plupart des silhouettes sont hérissées de piques en acier souple. Idéal pour la distanciation sociale ! On retrouve aussi des éléments plus familiers, extraits de l’univers punk (le Perfecto noir), classiques (pantalon à rayures, tennis), SM (ceintures en cuir posées sur la poitrine), folkloriques (robe à volants et à pois) qui coexistent harmonieusement. Avec toujours ce qu’il faut d’étrangeté pour ne pas dénoter au milieu des cactus humains.

Junya Watanabe.

Junya Watanabe, lui, propose une mode un peu plus détendue et explore « l’esprit immortel du rock » (c’est le nom de sa collection) à travers une collection de t-shirts qui rendent hommage à Kiss, AC/DC, Black Sabbath ou David Bowie, et signe un partenariat avec Levi’s. Rien de trop classique pour autant : le magma de tissus, le choc des couleurs et le détournement des formes assurent à quiconque les portent de ne pas passer inaperçu.



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