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De Bonne Facture s’offre une première boutique rue Sedaine


Voici presque dix ans que Deborah Neuberg tisse sa marque d’intemporels masculins, De Bonne Facture. Un vestiaire classique aux coupes parfaites, des classiques assouplis d’un zeste de sportswear et twistés de détails soignés, entièrement composés de matières naturels et toujours fabriqués en France.

De Bonne Facture s’offre le luxe des ateliers français à forte teneur en savoir-faire. Vendue sur son e-shop, depuis peu au Printemps Haussmann et dans de belles boutiques à l’international (Séoul, Tokyo, New York etc.), la marque a ouvert cet été une première boutique, rue Sedaine, à deux pas du village Popincourt. Un bel espace de 140 mètres carrés modulables, accueillant à la fois le studio, le show-room et les bureaux de la marque, ainsi que la collection. Plus un espace dédié aux collaborations et aux capsules ainsi qu’aux divers événements que la créatrice compte y organiser.

De Bonne Facture

Deborah Neuberg aime travailler en réseau. D’abord celui de la filière française, pour nouer des partenariats avec les meilleurs ateliers, contribuant à sa mesure à la relocalisation. Et à la traçabilité. Chacun de ses vêtements comporte une étiquette tissée qui indique dans quelle région et par quel atelier a été fabriqué son produit.

Sa nouvelle collaboration élaborée pour Mr Porter et présentée ces jours -ci, en est un bon exemple. « Montage Noire », son nom, en référence à son ancrage local dans le Sud-Ouest, a été conçue avec le tisserand tarnais Passe-Trame, auteur de motifs populaires et traditionnels, réalisés avec des laines non teintes, artisanales et naturelles. Vestes sherpa, grosses mailles jacquard, vêtements de travail à empiècements, et pièces en molleton brodé sont emblématiques de la capsule. La créatrice est fortement impliquée dans la renaissance des filières lainières, elle est notamment membre fondatrice du collectif Tricolor, qui œuvre en ce sens, en partenariat avec un réseau d’industriels, de fabricants, d’éleveurs, etc.

Sa dernière collection met aussi en avant le Mérinos d’Arles, notamment interprété dans un solide gilet en mouton retourné, ainsi que des vestes matelassées par un spécialiste exclusivement pour la marque.
La styliste mêle à ses collections des objets et accessoires d’artisans, comme ceux du maroquinier artisanal Laperruque, élaborés avec elle, carnets et objets en Cordovan non teint et cuir de veau.

L’amour du beau et de l’authentique, Deborah Neuberg les cultive depuis ses études à HEC. Elle a pu le mettre en œuvre à ses débuts, chez Hermès, avant de passer par la grande diffusion et de revenir à ses sources, en créant De Bonne Facture. Au début, elle a sillonné la France pour découvrir des ateliers. Aujourd’hui, sans exclure de nouvelles rencontres, elle dispose de son réseau de fabricants locaux. Indre, Bretagne, Troyes, Sud-Ouest, (pour la broderie notamment), ses vêtements sont une carte des territoires de France qui disent l’importance de chaque fabricant. « Au début, on me disait que j’avais tort d’indiquer le nom de l’atelier, que seule la marque comptait.
Aujourd’hui, alors que la fabrication locale et la slow fashion sont valorisées, je me rends compte que j’avais vu juste ». Ces valeurs des l’artisanat, du savoir-faire, de la filière, de la proximité sont, depuis plusieurs années,
l’axe cardinal sur lequel se fonde bien des marques émergentes. Le sens est devenu primordial.

Deborah Neuberg-Lulu Graham

De Bonne Facture a rencontré une clientèle d’hommes qui se réintéressent à la mode par le biais de la matière. Des artistes, des créateurs, des architectes, des Millennials forcément aisés (un manteau croisé en laine vierge s’affiche en boutique à 1295 euros, une veste matelassée à 690 euros, un tee-shirt en coton bio tissés à Troyes 120 euros) qui sortent ainsi du tout-venant, du moins du « scope des grandes marques » comme l’analyse la créatrice.

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