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De Jean-Paul Belmondo à Diane Keaton, des chemises aux traits de caractère


Chemise Edemin en coton, Hugo Boss, 99,95 €.

La rayure horizontale, à l’époque moderne, entraîne vers le grand large et la ma­rine militaire. La verticale, elle, s’installe sous le soleil et sur le sable, à côté d’une tente de plage en toile rayée telle qu’il en apparaît au cours du XIXsiècle. Mais, au lendemain de la seconde guerre mondiale, tee-shirts et chemises jusqu’ici ensevelis sous d’autres vêtements plus convenus, plus couvrants, sont portés par la jeunesse qui éclôt avec la société de consommation.

Le vestiaire de la finance dans les années 1980

Qu’il s’agisse des cinq Beach Boys dans leur chemisette à rayures pour la promotion de leur premier grand tube, Surfin’USA, de Mick Jagger boudeur, de Johnny Hallyday toujours relax en studio ou en juillet avec Sylvie Vartan, ou encore de ­Jean-Paul Belmondo en pleine ondulation existentielle sur l’île de Porquerolles dans Pierrot le fou, la chemise à rayures est le reflet d’une vibration (masculine) intérieure.

Symbole de l’euphorie transitoire des années 1960, l’insolente et naïve chemise rejoint dans les années 1980 le vestiaire des grands requins blancs de la finance, lui-même inspiré par celui des grands noms de la mafia des années 1930. Pas un winner à bretelles, pas un killer à mèche ne saurait faire l’impasse sur pareille occasion de briller. Glaciale sur Patrick Bateman chez Bret Easton Ellis, criarde sur Gordon Gekko chez Oliver Stone ou sur Jordan Belfort chez Martin Scorsese : la chemise rayée, à la poursuite de sensations fortes et de ­bamboche, fait désormais la pluie et le beau temps à Manhattan.

La décennie 1980 est également celle des « power suits » pour femmes puissantes, comme peuvent en témoigner les chemises rayées de Diane Keaton (pourtant précurseuse d’un look mi-­business, mi-Charlot à contre-pied de ce style carnassier), cadre supérieur dans Baby Boom, celles de Lady Diana, bien évi­demment, mais aussi certains chemisiers d’époque de Christine Lagarde.

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Masculine, estivale et am­bitieuse, la chemise à rayures revient aujourd’hui chez les femmes sous des formes inhabituelles. Outre son port le plus traditionnel (comme sur Meghan Markle à Wimbledon), on la retrouve dans des registres variés, allant de la blouse victorienne à la camisole punk déconstruite. Tout dépend du soleil sous lequel on décide de poser sa serviette.

Chemise en coton, Hollington, 115 €
Chemise en polyester, The Kooples, 170 €.
Chemise en coton avec initiales brodées, Charvet, prix sur demande.
Chemise en sergé de coton, Brunello Cucinelli, 570 €.
Chemise en coton, Emporio Armani, 185 €.
Chemise en coton, Sportmax, 269 €.



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