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des couturières du Liban reconverties dans la confection de sacs mortuaires


Covid-19 : des couturières du Liban reconverties dans la confection de sacs mortuaires

Saïda (Liban) – Dans un atelier du Liban, Oum Omar se
souvient de l’époque pas si lointaine où ses couturières confectionnaient
uniformes scolaires et habits de fêtes. Aujourd’hui, penchées sur leur
machine, elles fabriquent des sacs mortuaires pour les victimes du coronavirus.

Depuis le début de la pandémie, le petit pays de six millions d’habitants a
recensé plus de 343 000 cas de Covid-19, dont 4 092 décès. Des records ont
encore été battus en début d’année, avec des décès quotidiens frôlant parfois
la centaine.

“Avant, nous cousions des vêtements de fêtes, des tenues pour pèlerins ou
des uniformes d’écoliers. On apportait de la joie aux cœurs”, regrette Oum
Omar, 53 ans dont 27 à travailler dans cet atelier de couture à Saïda, ville
du sud.
“Maintenant nous sommes obligées de faire ce travail”, confie celle qui
supervise l’atelier. “Nous sommes passées de la joie à la tristesse”.
Autour d’elle, sous la lumière blafarde des néons, des couturières au
visage protégé par un masque sanitaire s’activent à assembler des sacs
mortuaires noirs sous l’aiguille de leurs machines à coudre. Elles en font une
vingtaine par jour.

Leur produit fini ressemble aux housses de protection pour vêtements. Mais
il sert à transporter le corps des personnes ayant succombé au coronavirus.

Besoin du marché

Avec le bourdonnement saccadé des machines à coudre en fond sonore, un
jeune homme s’aide d’un mètre jaune en bois pour tracer à la craie des mesures
sur le tissus noir rêche étalé sur une table.
Sur certaines machines inutilisées, des bobines de couleur —bleu, vert,
gris— sont toujours en place.
“Ca nous coûte psychologiquement de faire ce travail” mais il faut répondre
“au besoin actuel du marché”, poursuit Oum Omar. La hausse des “décès a
entraîné une hausse de la demande”.
La flambée des cas de coronavirus en janvier a été largement due à
l’assouplissement des restrictions pendant les fêtes de fin d’année mais aussi
à la propagation de variants plus contagieux.

L’arrivée de la pandémie il y a un an au Liban a chamboulé l’activité de
plusieurs ateliers. Des couturières se sont également mises à confectionner
des uniformes pour le personnel médical ou pour des patients hospitalisés,
mais aussi des masques de protection en tissu.
Après réception de ses premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech, le Liban
a entamé dimanche sa campagne de vaccination avec pour objectif l’immunisation
de plus de la moitié de la population d’ici fin 2021.

Oum Omar espère que cette page sombre sera tournée rapidement pour que ses
couturières retrouvent leur “travail habituel” et que les gens puissent
“souffler un peu”.
Mais, prévient-elle, “ils devront faire plus attention, sinon nous serons
contraintes de renouer avec ce genre de couture”.(AFP)

Crédit : Unsplash



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