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Des grands magasins aux commerces de quartier, tous impatients de réouvrir


Des grands magasins parisiens aux commerçants de quartier : tous sont
impatients de déconfiner, même si le trou dans leur trésorerie, consécutif
à deux mois de fermeture, sera difficile à combler et que la reprise de la
consommation s’annonce lente.

Lors de l’annonce de son plan de déconfinement mardi devant l’Assemblée,
Edouard Philippe a été très clair : les commerces jusqu’à présent fermés
pourront rouvrir à partir du 11 mais s’ils respectent “un cahier des
charges strict, limitant le nombre de personnes présentes en même temps
dans le magasin et organisant les flux, afin de faire respecter la règle de
la distance minimale d’un mètre par personne sans contact autour d’elle”.

Les commerçants devront “bien évidemment” veiller à la protection de
leur personnel, le port du masque “grand public” étant recommandé “lorsque
les mesures de distanciation physique ne peuvent être garanties”.

Ces règles sanitaires, déjà prises dans la distribution alimentaire,
s’avèrent a priori peu compliquées à mettre en place, les clients s’y étant
désormais habitués en faisant leurs courses, mais elles nécessitent des
coûts supplémentaires et quelques ajustements qui, dans certains secteurs,
ne seront pas anodins.

Espace “apuré”

L’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) préconise ainsi à
ses adhérents de se procurer des masques, du gel hydroalcoolique, des
gants, des lunettes ou visières, des produits de désinfection, des linges
de protection et des serviettes à usage unique, et de “travailler dans un
espace de travail très apuré permettant un nettoyage fréquent et aisé”, en
retirant “tous les objets de distraction ou de décoration qui pourraient
faciliter la transmission du virus”.

Dans les grands magasins, assure Nicolas Houzé, le directeur général des
Galeries Lafayette, un nouvel élément s’ajoutera aux règles sanitaires: “le
comptage des personnes à l’entrée et à la sortie pour essayer de limiter au
maximum le flux à l’intérieur du magasin, avec un ratio d’une personne par
10 m2”, a-t-il expliqué sur BFM Business mardi.

Pour le magasin amiral du groupe boulevard Haussmann, qui reçoit
quotidiennement 80.000 visiteurs dont la moitié d’étrangers, c’est la
“double peine” depuis le début du confinement, estime M. Houzé. Le groupe
s’attend à un manque à gagner d’un milliard d’euros cette année, soit la
moitié du chiffre d’affaires réalisé en 2019.

D’autant plus que le retour à la normale ne devrait s’effectuer “qu’au
deuxième semestre 2021 au vu notamment de la situation des compagnies
aériennes”, dont sont dépendants les touristes.

D’autres enseignes ont fait état de trous conséquents dans leur
trésorerie consécutifs à la fermeture de leurs magasins.

Soldes décalés ?

C’est le cas du chausseur Eram qui a perdu “160 millions d’euros” depuis
mi-mars, sur un chiffre d’affaires annuel d’un milliard en 2019, a expliqué
son président Xavier Biotteau dans un récent entretien au quotidien
Ouest-France.

Le groupe SMCP, la maison mère des marques Sandro, Maje et Claudie
Pierlot, a annoncé pour sa part mercredi un chiffre d’affaires au premier
trimestre en baisse de 16,7 pour cent en raison de la fermeture de la
quasi-totalité de ses magasins dans le monde.

Le secteur du textile est l’un des plus touchés avec des stocks qui
s’accumulent et qu’il faudra écouler rapidement et au prix fort, avant un
début des soldes d’été que certains acteurs voudraient voir décalé à
courant juillet pour ménager leurs marges.

Ce sujet, sur lequel le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est dit
“ouvert” jeudi, devra de toutes les façons être tranché rapidement car “la
consommation ne va pas reprendre tout de suite”, a affirmé à l’AFP la
déléguée générale de la Fédération française de la franchise (FFF),
Véronique Discours-Buhot.

Une tendance que confirme une étude effectuée par la société Bonial,
spécialisée dans le marketing numérique pour la distribution: 52 pour cent
des consommateurs prévoient ainsi de faire des économies après le
confinement, en rognant sur les vacances et loisirs (57 pour cent), la
restauration (51 pour cent), le prêt-à-porter (50 pour cent), l’alimentaire
(45 pour cent), l’ameublement décoration (41 pour cent) et le high tech (39
pour cent). (AFP)

Photo : Unsplash



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