mylovehair.com
Infos Mode

des tendances optimistes pour l’hiver prochain


Rome – Le rideau tombe sur la fashion week de Milan. Ou
plutôt l’écran s’éteint sur cette édition entièrement numérique de
présentation des collections pour le prochain automne-hiver 2021-2022.
Les créateurs semblent se projeter vers des temps meilleurs, comptant sur
la campagne de vaccination pour permettre aux vêtements de se déconfiner,
d’être à nouveau portés en dehors de l’espace intime, voire même de revenir
aux mondanités.

Sequins, glitters et volants

Le sequin, ce petit disque coloré cousu sur le tissu, donne le ton d’une
envie irrésistible de fête. L’étendard est certainement celui de Prada avec la
proposition de Raf Simons et Miuccia Prada de l’appliquer comme doublure à une
large étole en fausse fourrure. Comme un indice, suivi par une application sur
des manteaux à la coupe stricte mais entièrement recouverts de gros sequins,
sur des jupes, des sacs, des chaussures. Chez Valentino, Pierpaolo Piccioli
l’utilise sur une robe en voile couleur peau ou sur une large et fascinante
cape. On le retrouve également inséré dans la maille de Missoni ou de Brunello
Cucinelli. Chez Armani, la paillette envahit la trame d’une veste de smoking
noire. Les volants et applications de pierres complètent l’effet glitter.

L’intime sort dans la rue

Les vêtements se déconfinent et la robe à fine bretelle en soie, en
dentelle, en voile transparent se retrouvent sur les podiums des grandes
maisons. Chez Fendi, les robes en soie sont fluides, prolongées au col par de
longues écharpes incorporées, comme pour leur donner les armes pour affronter
l’hiver. La soie est aussi utilisée par Kim Jones, le nouveau directeur de la
maison romaine, pour des ensembles pantalons et chemises courtes, comme si la
working girl confinée avait transformé son pyjama en soie en une version
urbaine ultra-chic. Valentino montre les corps à travers des filets
superposés, de la dentelle, des surfaces travaillées qui révèlent au lieu de
cacher. Martin Margiela aussi fait feu du caraco à fines bretelles dans une
collection où tout est à rebours: le dessous devient le dessus.

Le bombers

Le bombers, élément enveloppant, donne un twist façon G-I Jane: on est plus
en version Marilyn en visite chez les Marines que crâne rasé. Chez Prada, le
bombers en nylon est oversize, noir, doublé d’un motif années 70. Chez Etro,
il est ethnique, chez Pucci il arbore les motifs de la maison, sur fond clair,
chez Max Mara il est floqué de l’année 1951, date de création de la marque qui
fête ses 70 ans. Pour Alberta Ferretti, il est en cuir, chez Margiela, il est
à l’envers. Dolce&Gabbana en font une pièce sexy avec empiècement sur la
poitrine, à la Madonna.

Le noir

Le noir semble être utilisé comme base pour revendiquer un vestiaire plus
formel, moins cocooning. Chez Valentino, l’affirmation du noir est totale avec
des flashs de blanc, de doré, de carreaux. Chez Prada, le noir contraste avec
des éléments de couleur qui émergent sur les bras, les jambes, les cols ou les
accessoires. Même effet chez Armani où toute la base de la collection est
noire, associant la profondeur du velours à des couleurs distinguées: bleu,
vert d’eau et lilas. Grand final de noir chez Fendi avec des looks hyper
sophistiqués. La femme forte à l’esprit d’amazone contemporaine d’Alberta
Ferretti arbore des ensembles combinaisons, des capes, de larges pantalons
noirs.

Yéti

Comme un animal sorti de son hibernation, le gros manteau de Yéti ou
Chewbaca, en vraie ou fausse fourrure, est de retour. Pour Prada, la fourrure
est synthétique et en plus d’être proposé sur des manteaux ou des étoles, ce
pelage long est aussi le décor même du défilé, recouvrant les murs et les
sols. Fendi, le spécialiste absolu de la fourrure, a présenté plusieurs pièces
monumentales mais avec une approche nouvelle, celle du recyclage. Des écharpes
géantes en fourrure étaient aussi les stars du podium. Pour la maison
florentine Ferragamo, point de fourrure mais de la maille en grosse frange.
Chez Dolce&Gabbana, le manteau yéti est coloré, tantôt rose pétant, doré, ou
multicolore, mais toujours over-sized. (AFP)

Crédit : Armani AH21



Source link

Autres articles

Les premiers shows Haute Couture à Paris

info mode

focus sur deux pièces en jean’s

info mode

Les influenceurs, nouveaux favoris de la mode

info mode

une industrie qui devrait attendre les 14 milliards de dollars cette année

info mode

Weibo et d’autres géants chinois de la tech s’engagent à respecter la concurrence

info mode

Le polo, de René Lacoste aux contre-cultures

info mode