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Durant la crise, les masques de créateurs offrent une source de revenus


En temps de crise, les marques de mode révèlent leur capacité
d’adaptation et d’agilité. Une grande partie d’entre elles ont transformé
les studios en sites de production de masques, créant de nouvelles sources
de revenus pour pallier à la chute historique de l’habillement.

Les grandes chaînes de prêt-à-porter et les marques de luxe comme LVMH
ont transformé les usines et les laboratoires en sites de production d’EPI
et de désinfectant pour les mains, disposant suffisamment de ressources, de
matériaux et d’équipes pour passer à la vitesse supérieure. Mais ce sont
cependant les petites marques et les designers locaux qui ont fait preuve
de la plus grande dextérité, en utilisant les chutes de tissus ou en
retravaillant le stock existant pour livrer des masques de protection à
leurs communautés tout en travaillant à domicile.

De nombreux designers indépendants travaillent actuellement avec des
ressources limitées et ont activé leur mode survie pour réussir à passer la
saison. Dépendant largement de la vente en gros, les flux de trésorerie
provenant des ventes au détail sont souvent leur seule source de revenus
pendant qu’ils développent leur marque et leur réseaux D2C.

Les masques sont le nouvel accessoire indispensable

La pandémie a créé une demande mondiale de masques de protection, ces
derniers ne sont plus un accessoire réservé au marché asiatique. Alors que
les gouvernements occidentaux imposent le port obligatoire des masques dans
les transports en commun et lors des rassemblements, ils sont devenus un
élément essentiel que les entreprises de mode peuvent produire avec la même
confiance que les entreprises produisant des masques de qualité
médicale.

Pour de nombreux designers, rester passif face à la situation n’était
pas une option. Alors que l’industrie et les économies locales qui les
entouraient s’effondraient, ils ont opté pour une façon de soutenir le
monde, quoique modeste, en fournissant les compétences et les ressources
dont ils disposaient : tissu, machines à coudre et savoir-faire en matière
de production.

Selon Forbes, les avantages économiques de la vente de masques ont aidé
à surmonter la tempête très incertaine qui a défini cette pandémie,
procurant à certains des flux de trésorerie ininterrompus. « Nous avons
maintenu un chiffre d’affaires dans notre entreprise qui est identique à un
mois normal, vente en gros et vente directe au consommateur combinées »,
déclare Hanover Savas, COO et partenaire de The Mighty Company, une marque
basée à Los Angeles spécialisée dans le cuir de luxe pour des vêtements
d’extérieur, a déclaré Forbes.

Et comme les masques deviennent le nouvel accessoire essentiel, les
consommateurs les achètent de la même manière qu’ils le feraient pour tout
autre accessoire, comme un outil d’expression ou pour la marque tout
simplement, ce qui oblige ces dernières à réagir en créant des masques qui
visent la personnalité ou les besoins du consommateur, explique Forbes.

Aux Pays-Bas, Stay Safe Amsterdam, une initiative de la designer
hollandaise Ailene van Elmpt et de l’artiste florale Hariatie Eleveld, a
commencé la production de masques lorsque le duo a voulu montrer sa
solidarité à leur communauté, se rendant compte qu’ils avaient accès à des
tissus locaux qui auraient autrement été utilisé pour l’échantillonnage et
les collections.

Elmpt et Eleveld ont créé des masques dans différentes impressions et
tailles au lieu d’un moule unique et ont vendu leur premier lot en
seulement deux jours, sans stratégie marketing. A présent, les masques sont
fabriqués sur commande et une partie des recettes est reversée à des
communautés pauvres d’Indonésie.

Cet article a initialement été écrit pour FashionUnited.com. Il a
été traduit et édité en français par Julia Garel.

Crédit : dada paris



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