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Ecran total pour la London Fashion Week


Par Valentin Pérez

Publié le 30 avril 2020 à 15h51

Des centaines d’invités venus des cinq continents, collés les uns aux autres sur des bancs en attendant que le show commence : en ces temps de pandémie, on ferait difficilement meilleur foyer d’infection qu’un défilé de mode, ce rituel du monde d’avant. Conséquences ? Voici Anna Wintour confinée chez elle en jogging et les fashion weeks les plus puissantes forcées de se réorganiser.

Certaines d’entre elles, attendues aux beaux jours et consacrées à la mode masculine, ont ainsi été décalées : de juin à septembre pour Milan, de juin à une période qui reste à déterminer pour New York. De son côté, Paris a annulé ses défilés masculins de juin et haute couture de juillet, tout en disant explorer « la possibilité de projets alternatifs », sans davantage de précisions.

« Dommage qu’il faille une pandémie pour qu’on se mette enfin à repenser le système. » Matthew Dainty, cofondateur de Cottweiler

Mais aucun n’a fait aussi fort que Londres, qui a annoncé, le 21 avril, la décision de se transformer plus radicalement. Son prochain événement, prévu en juin, prendra la forme d’une plate-forme numérique, sans que les professionnels qui ont l’habitude de l’arpenter se déplacent.

Autre innovation : ses quatre prochaines semaines de la mode, jusqu’en février 2021, ne seront plus liées au genre, alors que, jusqu’ici, les collections masculines étaient systématiquement dévoilées en janvier et en juin ; les collections féminines en février et en septembre.

Désormais, parmi ces quatre rendez-vous, les designers pourront présenter leur travail lors des sessions qui leur sembleront le plus à propos : on devrait ainsi voir de la mode homme en septembre et de la mode femme en janvier, mais aussi voir des griffes « sécher » une saison (un phénomène rare jusqu’alors), pour attendre d’être en mesure de faire merveille avec leurs vestiaires…

Burberry automne-hiver 2020-2021.
Burberry automne-hiver 2020-2021. BEN STANSALL / AFP

« C’est une décision courageuse qui montre que la créativité ne se laisse pas étouffer par les circonstances et qui donne aux créatifs davantage de liberté pour mettre en scène leurs collections », se réjouit Matthew Dainty, le cofondateur de Cottweiler, label londonien qui s’est déjà essayé au format du défilé numérique par le passé. « Ce système de calendrier genré et limité à des événements physiques était obsolète depuis un moment, y compris devant les impératifs écologiques. Dommage qu’il faille une pandémie pour qu’on se mette enfin à repenser le système », ajoute-t-il, précisant que Cottweiler montrera probablement sa prochaine collection en ligne et lors de la session de septembre.

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