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En juillet, les fashion weeks de Paris et de Milan seront « online »


PARIS, FRANCE - JANUARY 15: A model walks the runway during the Raf Simons Menswear Fall/Winter 2020-2021 show as part of Paris Fashion Week on January 15, 2020 in Paris, France. (Photo by Victor VIRGILE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Victor VIRGILE / Gamma-Rapho via Getty Images

Par Valentin Pérez

Publié aujourd’hui à 12h07

Condamnée à exister à travers des écrans en période de confinement, la mode restera digitale dans les semaines à venir. Quelques jours après que la London Fashion Week a indiqué qu’elle deviendrait totalement digitale, la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), qui organise la puissante fashion week de Paris, lui a emboîté le pas. Le 6 mai, elle a annoncé la tenue d’un événement 100 % numérique, qui aura lieu du 9 au 13 juillet.

Pour compléter le tableau, la Chambre nationale de la mode italienne (CNMI), l’organisateur de la fashion week milanaise, a décrété, le même jour, que sa session se tiendrait également en ligne, et dans la foulée (du 14 au 17 juillet). Voici donc venue une saison sans carton d’invitation ni premier rang, sans photographes de street style, ni salut final sous les applaudissements.

Chaque griffe doit se repenser, les designers réfléchir à de nouveaux formats pour présenter leurs habits, les directeurs de casting faire une croix sur les mannequins étrangers qui ne pourront pas voyager.

Pour Paris comme pour Milan, il s’agira de présenter au travers de films et divers contenus (photos, live-streaming, séminaires en ligne, etc.) les collections homme printemps-été 2021 et les précollections printemps-été 2021. Une initiative qui n’allait pas de soi il y a peu. « Dans la mode, la réunion physique de la fashion week est un repère : un rituel où se retrouve une communauté. Sa digitalisation briserait l’unité de lieu et l’amoindrirait en termes de sensations et d’émotions », jugeait Pascal Morand, le président exécutif de la FHCM, devant un groupe de journalistes français, le 18 septembre 2019. Six mois quasiment jour pour jour avant le confinement de la France. Depuis, une pandémie mondiale, assortie de déplacements limités, de frontières fermées et de vols aériens suspendus, a balayé les certitudes et contraint le système de la mode à faire preuve de souplesse.

Dès février, Milan avait franchi une première étape avec le projet « China, we are with you » : la retransmission de ses défilés en ligne pour les professionnels chinois empêchés de se rendre à l’étranger. « Plus de 25 millions de personnes ont ainsi pu assister virtuellement » à ces parades, se félicite la CNMI. Cette fois, les plates-formes numériques de juillet représentent, comme le résume la CNMI, « une réponse concrète au besoin de promotion et de business exprimé par les marques ».

Car, en mode comme ailleurs, la nature a horreur du vide. Et, si maisons et créateurs n’ont pas pour l’instant publiquement réagi aux annonces de Paris et de Milan, ils devraient profiter du terrain d’exposition offert, car convaincre journalistes et surtout acheteurs de l’intérêt d’une collection reste un prérequis pour espérer vendre des vêtements ensuite.

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