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Jérôme Dreyfuss prend la parole face aux détracteurs du cuir


Dans un contexte de prise de conscience écologique, la filière du cuir devient la cible d’individus fustigeant son manque de considération envers l’environnement. De plus en plus de marques se tournent alors vers des cuirs synthétiques, aussi appelés vegan. Pour contrer cette mauvaise image grandissante, le créateur de maroquinerie Jérôme Dreyfuss a choisi de s’exprimer par la voie d’un communiqué de presse.

« Lassé d’entendre tout et n’importe quoi sur les prétendus ravages du cuir pour la planète, Jérôme Dreyfuss a eu envie de prendre la parole », peut-on lire dans l’introduction du communiqué transmis par la marque et dans lequel le créateur s’exprime au nom des artisans de la filière.

Les cuirs de synthèse sont plus polluants

Parmi les informations rappelées par Jérôme Dreyfuss, celui de l’emploi : la filière du cuir fait vivre 130 000 personnes en France. Des hommes et des femmes qui n’ont pas forcément « les armes pour se défendre face aux armées bien pensantes », déclare celui qui se définit sur le site web de la marque comme un artisan du cuir. Il explique par ailleurs pourquoi les cuirs de synthèse se révèleraient plus polluants : « Ils sont souvent recouverts de polyuréthane, issus de l’industrie pétrolifère. Sur le papier, les cuirs vegan en galettes de maïs ou épluchures de pomme sont formidables. La réalité ? Ils sont pelliculés de PU. Sans cela, ils n’auraient aucune résistance et ne pourraient être utilisés pour façonner des cabas ou des baskets ».

A contrario, selon le créateur le cuir mériterait de jouir d’une image de matériau écologique.
« Celui-ci est issu de l’industrie agroalimentaire. Chaque année, cette industrie génère 17 millions de km2 de peau. La mode en réutilise une grande partie, tout comme l’ameublement, l’automobile… Non, les vaches, les chèvres et les agneaux ne sont pas élevés pour finir en sac à main, mais dans nos assiettes. De plus, si elle est bien entretenue, la peau animale a une durée de vie extrêmement longue », explique-t-il. « Le cuir est un matériau écologique ancestral parce que durable, réparable et recyclable. Un
matériau noble, qui se patine, évolue et embellit avec le temps », ajoute celui qui confie ne pas être un expert de l’écologie mais du cuir.

Enfin, le communiqué fait également l’article du tannage végétal. Une technique esthétique qui donne un aspect naturel. En toute transparence, Jérôme Dreyfuss ajoute que sa marque éponyme a également recours au tannage au chrome. « Les restrictions sont telles qu’à présent, et nous en sommes ravis, les normes sont drastiques et les systèmes de dépollution sous contrôle. Aucune particule chimique, aucun tanin n’est évacué dans la nature », précise-t-il.

Lancée en 2002, Jérôme Dreyfuss est une marque française de maroquinerie et, depuis 2013, de souliers. Suite à la pandémie, la griffe a choisi d’éliminer 60 pour cent des modèles prévus. Le créateur confie dans le communiqué : « j’espère que nous pourrons nous y tenir et arrêter d’être dans la course. Nous n’avons pas besoin de nouveautés tous les deux mois ». Il se dit par ailleurs « épaté par [l’]adaptabilité » de ses équipes à Paris, lesquelles ont opté pour le télétravail. A ce sujet, il confie : J’ai envie de ça à présent, d’offrir une meilleure qualité de vie à mes salariés, d’arrêter de leur presser le citron ».

Crédit : Jérôme Dreyfuss



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