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La production de charentaises, nouvelle aventure du Slip français


A 36 ans, Guillaume Gibault va fabriquer des charentaises. Le fondateur de la marque Le Slip français monte une ligne de production à Châtillon-sur-Indre (Indre). « Parce que la demande explose depuis le début de la crise du Covid-19 », explique l’entrepreneur. A la faveur des périodes de confinement et du télétravail imposé depuis le début de la pandémie, les Français ont redécouvert, c’est selon, le chausson, la pantoufle, la babouche ou la charentaise pour se chausser confortablement à la maison.

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2021 fût une année record de ventes pour ces modèles, confirme Hélène Janicaud, responsable des études sur le marché de la mode au sein de Kantar. Le marché « a atteint son plus haut niveau depuis dix ans », explique-t-elle. Quarante millions de paires ont été vendues en un an, à fin juin 2021, en France. Le marché a atteint une valeur de 392 millions d’euros, soit 10 % de plus qu’« avant-crise ». La plupart de ces paires ont été achetées en hypermarchés (45 % des ventes). Toutefois, la part de marché des sites de vente en ligne d’articles d’habillement a bondi en 2020, pour atteindre 11 %.

Le Slip français, qui vend ses articles en ligne et dans ses boutiques, a bénéficié de cette tendance. La marque a vendu 20 000 paires de charentaises en 2020. « C’est un marché porteur et à gros potentiel », assure désormais M. Gibault. Car, en dépit d’un prix de vente de 65 euros, l’entreprise est parvenue à séduire ceux qui souhaitent glisser leurs pieds dans un modèle entièrement fabriqué en France et en offrir… à Noël. Mais, lors des fêtes de fin d’année, la marque a été confrontée à des problèmes d’approvisionnement.

Cousu-retourné

Ses trois fournisseurs historiques – les spécialistes de la charentaise Rondinaud et Atelier Charentaises à La Rochefoucauld (Charente) et Rivalin à Quimper – et le fabricant de pantoufles DM Production à Montbron (Charente) n’ont pas été en mesure d’augmenter leurs capacités de production. Cette fois, grâce à sa Manufacture de Pantoufles, la marque espère honorer toutes ses ventes et livrer à temps sous le sapin de Noël. La marque, qui réalise 40 % de son chiffre d’affaires en fin d’année, pourrait boucler 2021 sur des ventes de l’ordre de 25 000 exemplaires.

M. Gibault assure que, parallèlement, Le Slip français continuera de se fournir auprès de ses partenaires historiques

Créé dans un ancien supermarché, en partenariat avec Léon Flam, maroquinier installé à Châtillon-sur-Indre, dont Guillaume Gibault est co-actionnaire avec Louis Epaulard, l’atelier de production devrait sortir ses premières paires de charentaises dès octobre. A raison de 500 paires par semaine. Les deux associés ont investi 60 000 euros, notamment pour acheter six machines à coudre, et ont formé trois couturières au cousu-retourné, technique type employée dans la confection de la charentaise.

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