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Le Brésilien Francisco Terra défile à Paris hors des cadres


Paris – “Le Covid m’a permis de revoir plein de
choses”, confie Francisco Terra, créateur brésilien de sa marque française
Neith Nyer. Il organise jeudi l’un des rarissimes défilés à Paris pendant la
Fashion week, mais hors du cadre et dans son propre format.

Après plus d’un an de confinements et de mode virtuelle, il n’est plus
question pour lui de faire un film, option choisie cette saison par
l’écrasante majorité des maisons.

“Un vêtement est fait pour vivre, j’étais très frustré avec les
présentations digitales l’année dernière, je n’arrivais pas à m’y retrouver”,
raconte à l’AFP le styliste de 37 ans dans son appartement parisien qui lui
sert aussi d’atelier.

Les 25 pièces colorées sur les cintres sont prêtes à prendre vie devant une
centaine d’invités au Consulat, centre d’art éphémère dans une ancienne usine
de distribution électrique à Paris.
Le défilé sera suivi d’une série d’évènements sur quatre jours dont un pop
up store “pour tester la réaction des clients directement après le défilé”,
conférences et appéritifs. Une première.

“Sacrifice”

Il n’a pas postulé pour être sur le calendrier officiel comme c’était le
cas depuis la création de sa marque en 2017.
Si la Fédération se vante du côté “démocratique” de son calendrier où
toutes les marques sont à égalité de traitement indépendamment de leur
renommée et chiffre d’affaires, pour Francisco Terra, c’est un poids lourd à
porter.

Car en réalité “toutes les marques n’ont pas les mêmes moyens. C’était
toujours un sacrifice de suivre” les grandes.
Autre contrainte: être inscrit aux Fashion weeks femme.
“Cela m’a posé problème, depuis le début, je me suis libéré des questions
du genre, j’ai toujours mélangé les deux dans mes défilés”.
Et les dates des semaines du prêt-à-porter féminin, en mars et septembre,
ne sont pas avantageuses pour une marque comme la sienne, dont les acheteurs
qui travaillent pour des “concept stores” sont à ces périodes à bout de leur
budget.

Miley Cyrus et Bella Hadid en rose

“Je vais assumer le côté artiste et présenter mes collections en dehors du
format classique. Le Covid m’a permis de me libérer des carcans du calendrier,
de la saisonnalité” faisant que les manteaux commencent à être vendus en
septembre et non au moment il fait froid, explique-t-il.

S’il est important du point de vue financier de se montrer à Paris, au
moment où les acheteurs sont là, les Fashion weeks n’ont pas beaucoup
d’impacts pour lui en termes d’image, assure Francisco Terra.
“Je ne pense pas qu’on a vraiment besoin du calendrier. L’image d’une jeune
marque va se faire sur Instagram, avec les célébrités et surtour en dehors des
saisons”.
Ses ventes ont grimpé quand la chanteuse américaine Miley Cyrus a porté une
robe en soie rose Neith Nyer ou quand la mannequin star Bella Hadid s’est
affichée sur les réseaux en jupe en soie et top asymétrique en latex de sa
grife.

“Des total look rose, peut-être c’est ma couleur”, sourit le styliste
déterminé à “donner envie à porter des choses colorées à Paris, très chic,
mais très sombre et foncé surtout en hiver”.
Des denims clair colorés à la main avec des encres textiles, des haut et
bas seconde peau en cachemire recyclé rouge avec un effet marbré, vestes en
cuir végétal: dans cette collection colorée, “rien n’est nouveau, j’appuie
très fort sur le recyclage et l’upcycling”.
“C’est un défi. Quand on parle aux clients du recyclage ou du bio, ils ont
peur que tout est écru, moche, triste”, conclut-il. (AFP)



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