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Les grands de la cosmétique soignent leurs jardins


En ce mois de septembre où la vie parisienne reprend peu à peu ses droits, ce n’est pas à un défilé couture que convie la maison Chanel au Jardin des plantes, mais à une balade oxygénante au cœur de ses champs, des « laboratoires à ciel ouvert » consacrés aux espèces qui font l’efficacité de ses soins.

Café vert produit au Costa Rica, camélia cultivé dans le Sud-Ouest, plantes des Alpes du Sud et vanille de Madagascar, la marque a choisi de mettre un coup de projecteur sur ses quatre principales filières végétales. L’occasion de découvrir un aperçu de la démarche de terrain lancée il y a des années par Chanel, qui n’a pas attendu le succès de la marque de cosmétiques bio Tata Harper et ses champs du Vermont pour plonger les mains dans la terre.

« Dès 1987, nous avons signé un partenariat avec le plus grand producteur de fleurs locales pour résister à la disparition programmée de la rose de mai et du jasmin. » Agathe Derain, directrice sourcing durable chez Chanel

Tout a commencé il y a une trentaine d’années dans la région de Grasse (Alpes-Maritimes), sur les terres de fleurs à parfum alors quasiment à l’agonie. « Dès 1987, nous avons signé un partenariat avec le plus grand producteur de fleurs locales pour résister à la disparition programmée de la rose de mai et du jasmin et pérenniser, entre autres, la formulation de l’Extrait N° 5. Depuis, nous avons augmenté la qualité et la production, et accueilli de nouvelles fleurs – iris, tubéreuse, géranium. De ce partenariat est née une réflexion sur le soin au début des années 2000, qui nous a conduits à ouvrir notre premier centre de culture, de recherche et d’expérimentation botanique sur l’île de Madagascar, en 2002 », raconte Agathe Derain, directrice sourcing durable chez Chanel.

La maison parisienne n’est pas la seule à œuvrer sur ce terrain. D’autres acteurs puissants de la cosmétique sont aussi très investis dans la traçabilité des ingrédients végétaux. C’est le cas de Clarins, qui noue depuis une trentaine d’années des partenariats vertueux à travers le monde, retracés dans l’exposition « Grandeur Nature » qui se tient sur le toit de la Grande Arche de la Défense, à Puteaux, jusqu’à fin octobre.

Avec ses « jardins », la marque Dior a aussi créé ses propres filières durables d’actifs cosmétiques (longoza à Madagascar, jisten en Ouzbékistan ou rose de Granville en Normandie) en parallèle de son investissement en pays grassois. C’est en 2006 qu’elle signe pour ses parfums un premier contrat d’exclusivité avec Carole Biancalana, productrice de fleurs : « Quand j’ai repris l’exploitation familiale du Domaine de Manon, en 1999, ce n’était pas du tout rentable. J’avais un autre métier à côté. Je cultivais déjà en bio sans trouver preneur pour mes fleurs, jusqu’à ce que je rencontre le parfumeur de Dior, François Demachy, convaincu qu’il était devenu essentiel pour les maisons de parfum de soutenir les petites productions locales, de façon non anecdotique. »

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