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les lauréats 2019 à l’honneur


Une pièce de Róisín Pierce.

Le Festival de Hyères accorde toujours une place de choix aux gagnants de l’édition précédente. Une manière de mettre un peu plus en avant les talents émergents et de conforter leur prix. C’est aussi l’occasion de les voir évoluer. Et, même si pour cette édition 2020 les conditions ne sont pas favorables aux déplacements, les vainqueurs ont tous prévu de faire le déplacement.

L’Irlandaise Róisín Pierce, gagnante du Prix des Métiers d’art de Chanel (inauguré en 2019 et rebaptisé cette année Prix 19M des Métiers d’art de Chanel) et du Prix du public, a réservé son billet depuis Dublin, et l’­Autrichien Christoph Rumpf, lauréat du Grand Prix du jury Première Vision, est arrivé de Vienne. Quant à l’Espagnole Noelia Morales, qui a remporté le Grand Prix accessoires de mode Swarovski, elle a fait la route depuis Barcelone. Tous les trois présentent leurs derniers projets dans le gymnase de la Villa Noailles, dans le cadre d’une exposition organisée par le scénographe Samuel Bégis qui se poursuivra jusqu’au 29 novembre 2020. Et tant mieux, car cette promotion n’est pas passée inaperçue.

Des parures de lingerie

Noelia Morales avait fait grand bruit l’an dernier. L’Espagnole de 47 ans avait séduit le jury avec des pièces de lingerie qui méritent véritablement le nom de parure. Conçues pour des femmes qui ont subi une mastectomie à la suite d’un cancer, elles se déclinent sous forme de cache-œil, en dentelle, brodés ou parés de cristaux et saisissent davantage par leur beauté que par leur finalité.

Une pièce de Noelia Morales.

Pour cette 35e édition du festival, elle revient avec une nouvelle collection étoffée, mais qui garde le cap, en collaboration avec plusieurs maisons d’art de Chanel, notamment le chapelier Maison Michel et le brodeur Montex. Elle présente une ceinture corset, un col volumineux en plumes ou encore un couvre-chef entre turban, perruque et chapeau, pour les femmes qui dans la maladie « ne veulent par perdre leur féminité ». « J’espère bien faire parler un peu avec cette collection et la promouvoir aussi en Espagne avec un lancement à Barcelone. Ainsi, je pourrai capitaliser sur tout ce que le prix m’a permis de réaliser », explique la créatrice.

Une découpe zéro déchet

Autre sensation 2019, Róisín Pierce. La designer avait imaginé une collection entièrement blanche pour que l’œil se focalise presque uniquement sur son travail artisanal : des superpositions aériennes de broderie anglaise ou de dentelle au crochet, de smocks et de broderie plus traditionnelle. Pendant le confinement, Róisín a eu tout le loisir de perfectionner sa technique et de confectionner des pièces spéciales, toujours plus exigeantes en matière de savoir-faire, explorant notamment la découpe zéro déchet. Elle aussi a collaboré avec les Métiers d’art de Chanel. « Comme je travaille seulement sur ma marque, j’ai la liberté de rester fidèle à ma philosophie de création et de prendre le temps d’expérimenter. Ce n’est pas toujours rose et, financièrement, c’est compliqué, mais ça vaut le coup », souligne-t-elle. Elle présentera également prochainement à Londres sa collection à travers une installation et un film créé par le photographe Andrew Nuding.

En plus d’organiser un défilé pendant ce festival, le lauréat du Grand Prix du jury Première Vision, Christoph Rumpf, sera membre du jury mode. Une lourde charge et une expérience française de plus pour celui qui déjà, lors du dîner exceptionnel réunissant des créateurs organisé à l’­Élysée en février, s’émerveillait devant les asperges fondantes servies en entrée ! « Ce que j’ai retenu de ma participation au Festival, c’est qu’on n’est pas là pour juger mais pour soutenir, c’est comme cela que j’aborde mon rôle de juré. Mais je vous avoue que ça me fait tout drôle d’être aux côtés de Jonathan Anderson qui préside ce jury », s’amuse-t-il.

Une pièce de Christoph Rumpf.

Il dévoilera seize looks conçus à la campagne pendant le confinement, upcyclés comme l’an passé. « Dans les mois prochains, je voudrais venir m’installer à Paris, comme c’était prévu avant l’épidémie. J’aimerais développer ma propre marque, mais, bien sûr, je suis inquiet quant à la crise économique. En même temps, ça force à ralentir. Moi-même, j’ai dû m’arrêter et ça m’a permis d’y voir plus clair pour concevoir un projet plus modeste », explique-t-il. S’ils souhaitent tous voir leurs divers projets aboutir, le confinement leur a appris une chose, la patience.



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