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Les textiles Le Mont Saint Michel dans le droit fil de l’histoire


Par Litza Georgopoulos

Publié aujourd’hui à 19h00

Rallonger la torsade de ce pull géant, idéal pour le télétravail, diminuer les côtes, modifier la palette de couleurs… Dans la longue bâtisse aux multiples arcades, qui, au XIXsiècle, abritait calèches et carrosses, le « report » est pour l’équipe un moment important de questionnement et d’ajustements des premiers prototypes. En l’occurrence, ici, ceux de la collection de maille automne-hiver 2022-2023, avant qu’ils ne partent en production chez les fabricants (européens).

Pour abriter le studio de création de son label de mode, Alexandre Milan a investi les anciennes écuries sises dans la propriété acquise en 1960 par sa grand-mère. Derrière la grille en fer forgé, passé le pavillon d’entrée, s’étendent une forêt, un château XVIIe avec jardins topiaires, des dépendances d’époques plus récentes, et, en bordure d’étang, la chapelle funéraire d’un ancien propriétaire notoire, Jean Ambroise Baston, comte de Lariboisière et général d’Empire.

En 1919, une fabrique de bonneterie

Dans ce lieu chargé d’histoire, d’autres histoires se croisent, se réécrivent. Alexandre Milan représente la quatrième génération d’industriels du textile du nord de la France. En 1919, l’arrière-grand-mère, Caroline Lesaffre, fondait une fabrique de bonneterie. Ses deux filles lui succéderont, puis Patrice Milan, fils de l’une et père d’Alexandre, prendra la tête des Tricotages de l’Aa – « Aa » pour le nom du fleuve irriguant Wizernes, berceau de cette famille qui installe pourtant résidence et usine en région Bretagne, à une heure de route du Mont-Saint-Michel.

« Je ressentais un fort attachement pour ces habits que les agriculteurs et les artisans portaient ici. Le nom était magique et le logo formidable. » Alexandre Milan

Patrice Milan, brillant technicien, et sa femme, Lydie, fine dessinatrice, développent l’entreprise. Après avoir, enfant, construit des cabanes dans les bois, pêché dans la rivière et admiré le bleu de travail patiné d’Amand le gardien, Alexandre Milan se forme en Suisse pour comprendre la programmation des métiers à tricoter, puis travaille aux côtés de ses parents comme chef de produit : « Je devais traduire techniquement, et parfois stylistiquement, ce que voulaient des marques comme agnès b., Isabel Marant ou Joseph… »

En 1998, le jeune homme acquiert Le Mont Saint Michel, marque de vêtements de travail emblématique du Grand Ouest français, créée en 1913 mais en sommeil depuis la fin des années 1970. « Je ressentais un fort attachement pour ces habits que les agriculteurs et les artisans portaient ici. Le nom était magique et le logo formidable. »

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