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Louis Philippe de Gagoue, l’icône mode parti trop tôt


Figure montante de la mode et de l’art, Louis Philippe de Gagoue s’est
éteint il y a un mois, le 20 août dernier, à l’âge de 30 ans. D’origine
Ivoiro-camerounaise, celui qui comptabilise plus de dix mille abonnés sur
Instagram était un touche-à-tout. À la fois photographe, styliste, blogueur
et directeur artistique, il flirtait avec la mode depuis plus de dix ans.
Le véritable coup de projecteur de sa carrière arrive lorsque Franca
Sozzani, rédactrice en chef du Vogue italien de 1988 à sa mort en 2016,
partage un cliché du jeune homme sur son compte Instagram avec la légende « Il
mérite le premier rang de la fashion week ». Depuis, les collaborations se
sont multipliées avec les magazines Vogue, Glamour, Numéro et aussi les
marques de luxe Chanel, Prada, Versace, Edun, Loza Maléombho.

Pourtant, rien ne prédestinait Louis Philippe de Gagoue à cette
carrière dans la mode. Diplômé en droit, le jeune homme fait ses études
d’abord en Côte d’Ivoire, puis au Maroc et en Tunisie. Il fera un bref
passage à Dubaï avant de poser ses valises à Paris, capitale de la mode. Né
d’un père ivoirien et d’une mère camerounaise, il place la culture
africaine au centre de son art et cela se voit dans son style, expression
ultime de son identité : une couronne en or qui ne le quitte jamais, une
moustache toujours bien taillée, des couleurs, des références aux années
80-90, Louis Philippe ne passe pas inaperçu. « Je suis tout à fait
éclectique en tant que personne, je n’aime pas la mode de façon
segmentée », confiait-il en 2016 au webzine WanaCorp.

Lancement de Nikkou Magazine

En 2019, sept ans après s’être lancé dans l’univers du blogging, il
crée Nikkou qu’il qualifie de magazine de mode expérimental : « Nikkou est
le premier magazine multiculturel qui réunit la mode, le luxe et l’art
contemporain. Nikkou est un magazine qui a une valeur de collection et une
vocation expérimentale. Un magazine à l’identité visuelle forte – made in
Africa, ce continent capable de produire un discours innovant et exigeant.
Un magazine qui cultive une vision alternative et une esthétique unique,
dont les industries créatives ont plus que jamais besoin, à l’aube des
années 2020 », peut-on lire dans son éditorial sur le site du magazine.

Un parcours sans faux pas…ou presque

Au fil des années, Louis Philippe de Gagoue a su se tracer un chemin
dans la mode en collaborant avec les meilleurs, magazines, créateurs et
journalistes. Pourtant en juin 2020, l’un de ses collaborateurs l’accuse
d’un retard de paiement de plus d’un an pour des piges dont le montant
s’élève à 250 000 FCFA (soit plus de 380 euros). Soutenu par de nombreux
internautes et influenceurs ivoiriens, le collaborateur réussi à se faire
payer. Louis Philippe ne réagira jamais publiquement à cette affaire.

Cette fausse note dans son parcours ne saurait faire oublier le talent,
la créativité et la passion de cet artiste parti beaucoup trop tôt. À
l’annonce de sa disparition, les hommages se sont multipliés sur les
réseaux sociaux. Louis Philippe a été enterré en Côte d’Ivoire, son pays
natal.

Crédit : Nikkou Magazine



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