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Masques, gel… que devient l'”effort de guerre” des entreprises contre le virus ?


Paris – En plein confinement, des entreprises s’étaient
adaptées pour produire en masse masques, gel hydroalcoolique ou
respirateurs,
les offrant parfois ou les vendant à prix coûtant. A l’heure de la reprise,
que devient cet “effort de guerre” du secteur privé ?

Masques : vers la commercialisation de masse

Dans l’industrie textile, mobilisée d’abord pour fournir les
soignants – souvent gracieusement -, les capacités de production sont
montées en
puissance: avec la généralisation du port du masque, les entreprises visent
une commercialisation de masse durable.

“Un marché se crée”, reconnaît Charles Odend’hal, patron de la firme
normande Lécuyer, fabricant d’élastiques qui produit désormais des masques
chirurgicaux et bientôt FFP2.
L’entreprise a commandé sept machines automatisées : “Ce sont des
investissements lourds, entre 300 000 et 600 000 euros” chacune, indique M.
Odend’hal, évoquant un prix de vente avoisinant 35-39 centimes par masque
(chirurgical). Il mise aussi sur des “masques lavables personnalisés” avec
logos des sociétés.

Le producteur textile Tenthorey dit tâter encore le marché mais
table
également sur des articles personnalisables – il a déjà reçu l’importante
commande d’un croisiériste.

Le groupe industriel Chargeurs fabrique quotidiennement plus d’un
million
de masques réutilisables mais vise une cadence de 15 millions par semaine
“d’ici une dizaine de jours” et “continue d’embaucher”, assurait vendredi
son
PDG Michaël Fribourg sur France Info.

Le fabricant d’élastiques et cordons Gauthier-Fils fournit désormais
prioritairement des attaches de masques, renonçant à satisfaire certaines
commandes de clients habituels dans la confection.

Dans le luxe, Saint-Laurent, Balenciaga, Gucci et Brioni (groupe
Kering)
poursuivent la production de masques chirurgicaux et non-chirurgicaux ;
Louis
Vuitton (LVMH) fabrique toujours des masques en tissu réservés à ses
salariés,
à des Ehpad et services publics.

Gel : la production industrielle s’accélère

Le géant des spiritueux Pernod Ricard a fourni jusqu’ici dans le
monde 2,5
millions de litres d’alcool pur pour fabriquer du gel hydroalcoolique,
produisant lui-même 775 000 litres de gel: ces initiatives se poursuivent
sans
fin programmée. “Ces volumes sont des dons”, insiste un porte-parole.

Sur trois sites dédiés aux parfums, LVMH a produit 360 000 litres de
gel
depuis mi-mars, offerts aux hôpitaux ou opérateurs publics ; à partir de
lundi, cette production a été réduite (12 000 litres/semaine), uniquement
destinée aux besoins internes. Hermès continue également d’en produire.
Pour beaucoup d’industriels, l’heure est à la commercialisation massive
– avec des prix régulés. Chez les spécialistes des détergents, les usines
tournent à plein régime.

De même dans l’industrie chimique : une trentaine de groupes en
France ont
adapté leur appareil productif pour fabriquer du gel, “augmentant encore
leur
capacité” pour le déconfinement, selon France Chimie. Actuellement, le
secteur
produit 400 000 litres par jour de plus qu’avant la crise sanitaire… et
100 000 de plus que début avril.
Le secteur des cosmétiques s’est mobilisé: d’après la Febea (Fédération
des
Entreprises de Beauté), une cinquantaine d’entreprises (sur 350 adhérents)
ont
modifié leurs lignes de production pour fabriquer des solutions
hydroalcooliques, profitant de dérogations valables jusqu’au 1er septembre.

Neuf usines en France – et 28 au total dans le monde – du géant
L’Oréal
produisent du gel hydroalcoolique. Elles ont livré d’abord hôpitaux,
services
sanitaires et employés de la distribution, avant d’intégrer ce produit au
catalogue de ses marques pour le commercialiser “auprès du grand public”.
L’Oréal entend avoir fabriqué au total d’ici fin juin 5,7 millions de
litres,
dont 2,8 millions “donnés gracieusement”.

Aujourd’hui, les entreprises de cosmétiques assurent environ un
tiers de la
production française de gel hydroalcoolique. Si les trois quarts souhaitent
continuer, avertit la Febea, “la logique économique va demander d’arbitrer”,
notamment pour des TPE fragilisées.

Des entreprises financièrement affaiblies pourraient privilégier
leur
production habituelle, aux marges plus lucratives que le gel à tarif
réglementé -par exemple les produits professionnels pour coiffeurs à l’heure
où les salons rouvrent.

Mission quasi-accomplie des “10 000 respirateurs”

Air Liquide promettait de fabriquer 10 000 respirateurs pour aider
les
hôpitaux dans le cadre d’un consortium d’industriels réunissant PSA, Valeo
et
Schneider Electric.

L’usine PSA à Poissy, qui produit le corps mécanique d’appareils
ensuite
livrés à Air Liquide, en a assemblé plus de 7 500 sur 8 500 prévus —
objectif
qu’il pense atteindre avant fin mai, ce qui marquera la fin de sa mission.
Schneider Electric produira jusqu’à fin mai des embouts spécifiques.
Air Liquide maintient une cadence quotidienne d’environ 400 respirateurs
assemblés, et en a déjà livré plus de 5 000. Si le consortium industriel
“n’a
pas vocation à durer”, l’entreprise assure qu’elle continuera d’adapter sa
production à la demande.

Parallèlement, la filiale française de l’américain Resmed
(technologies
médicales) poursuivra “tant qu’il y aura de la demande” sa production par
impression 3D de raccords pour respirateurs, offerts aux services
hospitaliers, après avoir prévu d’en livrer 5 000.
(AFP)

Crédit : Chloé



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