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Milan Fashion Week : Y a d’la joie !


Fendi.

Comme si de rien n’était, ou presque. A Milan, le temps des fashion weeks a repris sa petite routine, bien connue des habitués : des embouteillages monstres, des rédactrices de mode apprêtées se faisant arrêter dans la rue par des hordes de photographes en manque de silhouettes à immortaliser, des flopées de jeunes fans postés à la sortie des défilés de mode dans l’espoir d’apercevoir l’une de leurs idoles, très probablement l’une des stars du réseau social TikTok, inconnues des plus de 30 ans. Seul changement notable ? La demande systématique du passe sanitaire à l’entrée des différents événements.

Du 21 au 27 septembre, la présentation des collections féminines italiennes printemps-été 2022 fait de nouveau vibrer la capitale lombarde, après deux saisons rythmées par la pandémie et les défilés digitaux. Au total, 65 défilés, dont 22 toujours présentées par vidéos interposées, ont ponctué la semaine.

Dans une humeur joyeuse, les acteurs du secteur sont visiblement contents de se retrouver. Les douces températures de l’été indien n’y étant sans doute pas pour rien. Une ambiance festive qui s’est propagée jusque sur les podiums des créateurs. « C’est mon premier défilé en public pour Fendi et c’est une célébration », note l’Anglais Kim Jones dans la note d’intention accompagnant sa collection pour la maison romaine.

Imaginée en collaboration avec le fond d’archives de l’illustrateur de mode phare des années 1970 Antonio Lopez, la collection évoque les nuits disco et le glamour exacerbé du Studio 54, boîte de nuit de New York. « Lopez était un ami proche de Karl Lagerfeld et il m’a toujours inspiré. Il était novateur, inclusif, admiré de tous, de Andy Warhol à Steven Meisel et David Hockney. J’ai voulu le présenter à la nouvelle génération », détaille-t-il. Ainsi certaines illustrations sont intégrées à des pièces en jacquard, sur des robes caftans vaporeuses ou sur les sacs iconiques de la maison, le Baguette ou le Peekaboo. L’allure est pleine d’assurance.

Boss x Russell.

C’est autour d’un autre genre de célébration que la marque allemande Boss a réuni 600 personnes, au sein du stade en plein air Kennedy Sports Center, en périphérie de la ville. Pour sa seconde collaboration avec le label de sportswear américain Russell, Boss a fait les choses en grand : joueurs de base-ball, cheerleaders virevoltantes, fanfare, camions de hot-dogs et supporteurs déchaînés en guise de figurants. « Cela faisait tellement longtemps que nous n’avions pas pu faire ce genre d’événement grandeur nature, cela fait du bien ! », s’est félicité le directeur artistique, Ingo Wilts, après le show. Pièces aux accents sportifs déclinées sous toutes les coutures, du sweat-shirt au bombers en passant par les chaussures et les sacs banane… rien n’a été oublié, pour le plus grand bonheur des millénials qui ne devraient pas passer à côté de cette collaboration bien troussée.

Etro.

L’allégresse a pris une forme plus bohème chez Etro, qui a convoqué sur son podium, dans une atmosphère de « paix intérieure », des imprimés cachemires et fleuris colorés, signatures de la maison, sur des robes longues, des brassières ou des pantalons à l’aura très seventies. Ici, même les vêtements de pluie sont joyeux et déclinés en rose bonbon. « J’ai vécu cette période comme une renaissance, je voulais que chaque pièce irradie », explique Veronica Etro à propos de sa collection très solaire.

N° 21

Chez N° 21, Alessandro Dell’Acqua s’amuse avec les corps, créant des jeux de découpes dans des jupes – déjà courtes –, des manches ou des encolures, laissant apercevoir la peau. Ses robes longues et transparentes, ses bustiers incrustés de bijoux, ses longs boas portés à bout de bras ou ses minirobes brodées de paillettes et de plumes proposent un vestiaire taillé pour la vie nocturne.

GCDS.

Une envie de lâcher prise qui résonne aussi avec la collection de Giuliano Calza pour sa marque GCDS. Robes parées de bijoux, chemises colorées imaginées en collaboration avec le manga culte One Piece, jeans délavés rose, robes de plage en crochet ou encore pantalons entièrement brodés de sequins, l’allure est festive et façonnée pour aller prendre d’assaut les discothèques. « Il fallait que la collection soit joyeuse, pourquoi vouloir plomber les gens après la période écoulée ? », s’amuse le créateur de 33 ans. Mission accomplie.

L’inspiration beatnik

Même les créateurs les plus rigoureux ont su faire preuve d’audace. C’est le cas de Luke et Lucie Meier chez Jil Sander qui ont proposé une collection fidèle à leurs codes esthétiques : de grands costumes élégants, des manteaux au tombé impeccable ou des robes près du corps à la coupe parfaite. Le pas de côté se niche dans des robes en crochet aux motifs électriques sur un manteau imprimé tigre ou des bijoux posés sur l’encolure d’un chemisier.

Jil Sander.

Des surprises de style que l’on retrouve chez Max Mara, inspiré cette saison par l’époque beatnik. Les codes des sixties – petits manteaux paletots, jupes sages, robes trois-trous – sont chahutés par des couleurs vives, des plumes apposées sur une jupe longue, des vêtements de travail ou de simples brassières bandeaux passées sous de longs manteaux. L’art de la coupe, toujours parfaitement maîtrisé chez Max Mara, impose une silhouette sage et efficace.

Max Mara.

Giorgio Armani, qui célèbre cette année les 40 ans de son label Emporio Armani, a quant à lui proposé une collection articulée autour de ses grands classiques, toujours parfaitement exécutés : des costumes pantalons en denim confortables, des robes légères en mousseline façonnées dans une palette de couleurs pastel ou une série d’ensembles japonisants aux couleurs électriques.

Emporio Armani.

Enfin, MM6 Maison Margiela s’est offert un défilé apéro à la terrasse de La Belle Aurore, café bien connu des Milanais. Une célébration du vivre-ensemble, que le studio de création de la ligne a exprimée à travers des pièces ludiques inspirées des artistes du mouvement surréaliste, Dorothea Tanning, Leonora Carrington et Claude Cahun. Jeans et vestes revêtues de grands carreaux rouges et verts, bustier et costume en papier kraft, manche s’échappant du dos d’une veste en cuir, corde en imprimé trompe-l’œil sur un juste au corps… L’esprit est joueur, et l’ambiance autour de cet aperitivo, plus joyeuse que jamais.

MM6 Maison Margiela.



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