mylovehair.com
Infos Mode

Odile Gautreau, top model qui bouscule les codes


Odile Gautreau, étoile montante du mannequinat, en septembre 2020.

La Relève. Chaque mois, « Le Monde Campus » rencontre un jeune qui bouscule les normes. « Ouah, mais ça ressemble à une thérapie ! » Odile Gautreau réfléchit en entortillant ses cheveux roux entre ses doigts, assise dans le canapé de la « coloc » où vit son copain, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Retracer le parcours de cette jeune femme de 28 ans, aujourd’hui mannequin, c’est plonger dans les méandres d’un cheminement aussi intime que politique : celui de l’apprivoisement du rapport à son corps, contre les diktats qui s’imposent dès l’enfance. « Le travail est encore en cours », lance d’ailleurs Odile Gautreau, dans un rire cristallin. Son apparence a quelque chose de magnétique : un visage parsemé de taches de rousseur sur une peau métisse, encadré d’une flamboyante coupe afro. De ce cheveu crépu qui lui valut maintes moqueries enfant, et qu’elle laisse aujourd’hui s’épanouir.

Bien plus ronde que la moyenne des mannequins « mais pas vraiment plus que celle des femmes françaises », n’hésite-t-elle pas à rappeler –, Odile Gautreau tranche avec les standards blancs et ultra-minces qui s’affichent habituellement sur les podiums. Portée par une récente ouverture du monde de la mode aux corps moins normés et aux carnations différentes, elle se fraye un chemin dans l’univers du papier glacé, en tablant justement sur sa non-conformité. Et sur les messages qu’elle entend porter.

« Notre rapport au monde est largement déterminé par les images qu’on absorbe. Je joue à en changer les codes », s’amuse la mannequin, qui a posé pour Nike ou encore L’Oréal, et qui rayonne ce printemps sur une affiche monumentale de la place du Châtelet, à Paris, pour la marque Zalando. La puissance de l’image : elle sait de quoi elle parle, elle qui officie aussi de l’autre côté de la barrière comme directrice artistique free-lance.

« Habituer les regards »

La jeune femme exploite cette force visuelle sur ses propres réseaux sociaux : montrer son corps comme elle l’entend, à rebours d’une société ultra-normée. Avec son compte Instagram @o.g.queen, la mannequin est un des visages du mouvement « body positive », qui se développe en France depuis cinq ans. Né aux Etats-Unis dans les années 1990, celui-ci invite les femmes à s’exhiber fièrement, qu’importe leur morphologie, leur âge, leur couleur de peau ou leur handicap. « C’est apprendre à être bienveillant avec son corps, à le chérir, et surtout à faire la même chose avec celui des autres, résume Odile. On habitue les regards à la beauté de la différence et à l’expression de tous les corps des femmes. »

Il vous reste 73.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





Source link

Autres articles

Les magasins Debenhams vont fermer définitivement, Boohoo rachète la marque

info mode

Neymar et Nike, la fin d’une histoire de 15 ans

info mode

Le groupe Draeger reprend la filiale française d’Accessorize

info mode

The Lycra Company met le turbo sur le développement durable

info mode

Elegant comfort – How Olvi’s is encouraging women to show and celebrate their femininity with their outstanding collections

info mode

A la Milan Fashion Week, Versace s’évade et Giorgio Armani joue la carte du confort

info mode