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On a testé le défilé drive-in de Coperni, à Bercy


Coperni.

Tous les défilés de cette fashion week parisienne automne-hiver 2021-2022 qui se tient jusqu’au 10 mars seront digitaux. Tous, sauf un. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, la seule des 93 marques présentes à avoir organisé un événement physique n’est pas un mastodonte de la taille de Vuitton ou Chanel… mais Coperni, la jeune griffe française du tandem Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer, relancée en 2019.

Mais comment inviter du public à un défilé alors que les rassemblements sont interdits ? Il fallait y penser : avec des voitures, puisque rien n’empêche des automobiles de converger en un point. Coperni s’est donc associé avec la marque DS, qui est habituellement un partenaire de la Paris Fashion Week : jeudi 4 mars au soir, 36 SUV hybrides ont transporté une soixantaine de participants vers un lieu tenu secret, qui s’est révélé être le palais omnisports de Paris-Bercy. Une salle de spectacle en sommeil depuis des mois, capable d’accueillir quelque 20 000 visiteurs.

Coperni.

Vers 19 heures, les voitures se sont engouffrées dans l’accès habituellement réservé aux véhicules chargés de transporter le matériel et se sont soigneusement garées en épi sur le parterre central, au milieu des gradins vides. Pour les aider dans leurs manœuvres, et parce que rien n’est laissé au hasard dans un défilé de mode, une équipe de jeunes gens munis de bâtons lumineux avait été déployée, donnant à la salle de concert un air de tarmac.

A 19 h 30 tapantes, la techno bondissante de VisTexx Project se met à résonner dans l’habitacle des voitures et les premiers mannequins sortent des backstages. Il faut admettre qu’une banquette arrière n’est pas le poste le plus stratégique pour observer le détail des vêtements, surtout dans l’ambiance nocturne éclairée par les phares des DS. Parmi les journalistes et influenceurs invités, certains ont profité du toit ouvrant pour filmer la scène, iPhone dans une main, un verre dans l’autre – d’Evian (sponsor de l’événement) ou de Ruinart (une minibouteille avait été placée dans la voiture).

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Et les vêtements ? « La collection explore la complexité et le mystère de la nuit telle qu’on la connaît : parfois totalement noire, parfois constellée d’étoiles, parfois illuminée par la lune », explique le communiqué de presse. Dans les faits, cela donne des minirobes moulantes, des vestes aux épaules surdimensionnées, des hauts en dentelle comme une seconde peau peu couvrante, des manteaux en fausse fourrure découvrant les épaules, des escarpins fluo, des paillettes un peu partout et même sur les yeux des mannequins. Un vestiaire de fête qui correspond à la volonté des designers de « donner du plaisir, vendre du rêve ».

Coperni.

Le duo voulait proposer « une expérience totale », force est de constater que c’est réussi, et que leur opération d’une dizaine de minutes est parfaitement calibrée pour être relayée sur les réseaux sociaux. Surtout en cette époque de disette événementielle, où les posts Instagram se résument pour beaucoup à des photos d’invitations matérielles à des défilés virtuels ou des looks tirés de vidéos.

Comment la griffe Coperni, qui n’appartient pas à un grand groupe de luxe, mais est seulement adossée à une agence (Tomorrow London Holdings Ltd, plate-forme multiservice dédiée aux créateurs) a-t-elle pu déployer de tels moyens ? Avec des partenariats habiles et un certain sens de la débrouille : en l’absence de concerts et autres festivités, les salles bradent leurs prix. Et dans cette période où rien n’est plus comme avant, l’inaccessible devient accessible.

Coperni.
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