mylovehair.com
Infos Mode

pas de retour à la normale avant 2023, au plus tôt


Luxe : pas de retour à la normale avant 2023, au plus tôt

Le secteur du luxe scrute avec une scrupuleuse attention les
éventuelles signes de reprise en Asie. On le comprend. « D’ici 2023,
indique Flavio Cereda, analyste de la banque d’investissement américaine
Jefferies, l’Asie représentera 68 pour cent des ventes de luxe ». La
majorité de ses ventes, précise l’analyste dans une note publiée par le
journal Les Echos, sera vraisemblablement constituée de dépenses
intérieures.

Le salut du secteur viendra donc de l’Asie. Pour l’instant, les
chiffres sont encourageants. La reprise en Chine est réelle, note Robin
Brooks, Chief Economist à l’Institute of International Finance. Les
perspectives sont encourageantes, même dans le secteur du luxe. La reprise
est en cours.*«* *Au mois d’avril, les boutiques Dior et Louis Vuitton ont
enregistré des progressions de ventes parfois supérieures à 50 pour cent »,* a
convenu Jean-Jacques Guiony, directeur financier du groupe LVMH. Néanmoins,
l’expérience chinoise n’est pas transposable en Europe ou aux Etats-Unis.
Dans ces deux continents, la notion de liberté individuelle, plus
importante qu’ailleurs, laisse présager une gestion plus longue de la crise
liée au Covid-19.

L’Europe : grand sujet de préoccupation

Le danger pour le secteur du luxe viendra de l’Europe. « L’Europe
prendra beaucoup plus de temps pour se rétablir » affirme Flavio Cereda.
Dans ce continent, les touristes étrangers représentent généralement entre
35 et 55 pour cent des revenus des marques de luxe. Pas question de compter
sur cette manne avant longtemps. L’absence de touriste continuera à se
faire douloureusement sentir pendant de nombreux mois. Résultat : les
experts de Jefferies estiment à 70 milliards d’euros, rien que pour l’année
2020, le manque à gagner pour le secteur du luxe.

Pour pondérer ses difficultés, la banque d’investissement préconise la
stratégie basée sur les facteurs de différenciation suivants : d’une part, *la
capacité à s’engager auprès des clients asiatiques, d’autre part le
savoir-faire et enfin, la capacité à créer de l’émotion. Il faudra tenir et
prendre son mal en patience. C’est en effet le dernier critère : la
trésorerie. Les marques qui tiendront seront celles qui ont « les poches
pleines ». Les experts de Jefferies en sont persuadés : seule une inversion
mineure est prévue l’année prochaine. « Le secteur, conclut Flavio Cereda,
ne devrait pas retrouver les niveaux de 2019 avant 2023 au plus tôt* ».



Source link

Autres articles

La mode toc toc de TikTok

info mode

A la fashion week de Milan, le style BCBG se décline sur tous les tons

info mode

Les tendances de la Fashion Week de Milan

info mode

hoodie, cotte de maille et claquettes

info mode

Les habitudes d’achat des consommateurs après le déconfinement

info mode

pour Kenneth Ize, « rien ne peut remplacer la “vraie vie” »

info mode