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PETA et Ecopel créent une fausse fourrure d’ours pour la garde royale


PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) pointe du doigt l’utilisation de peaux d’ours pour la fabrication des bonnets de la garde royale (en anglais bearskin), à Buckingham Palace. En réponse, l’association de protection des animaux a mis en point une fausse fourrure d’ours avec le fabricant Ecopel.

La revendication de PETA est simple : le Premier ministre
anglais – lequel soutient l’initiative, indique
PETA – doit tenir sa promesse en demandant au MoD (Ministry of Defence) d’adopter la nouvelle fausse fourrure pour toutes les futures bonnets à poils d’ours. L’association rappelle que le Royaume-Unis a interdit l’élevage d’animaux pour leur fourrure il y a près de vingt ans et qu’au fil des ans, le MoD a remplacé la fourrure de léopard et de castor par de la fausse fourrure.

Une fausse fourrure d’ours réaliste

Selon le communiqué transmis par PETA, il est impossible de distinguer la fausse fourrure d’ours créé par Ecopel des vraies peaux d’ours utilisées pour fabriquer les bonnets de la garde royale. L’association et le fabricant ont reproduit le fameux bonnet militaire habillé de la fausse fourrure en question : la longueur est la même que celle de la pièce originale, et elle est également 100 pour cent imperméable, affirme PETA. D’autre part, Ecopel a mis au point une version en fourrure d’ours fabriquée à base de maïs, une option éco-friendly baptisée par l’entreprise Koba.

Pour produire cette réplique, Ecopel, « a offert son temps et son expertise et a construit des machines sur mesure pour produire le matériau », peut-on lire dans le communiqué, le tout dans des usines en circuit fermé. Selon PETA, le fabricant a proposé de fournir gratuitement au MoD, de la fausse fourrure d’ours jusqu’en 2030. L’association ajoute : « Il n’y a vraiment aucune différence entre les deux, et il n’y a aucune raison pour que le ministère de la Défense n’adopte pas ce nouvel équivalent respectueux des animaux. »

Selon PETA, au Canada, les ours chassés pour leur fourrure sont souvent abattus mais pas immédiatement, certains sont abattus plusieurs fois avant de mourir, tandis que d’autres s’échappent pour mourir plus tard de famine où de l’hémorragie due à la blessure.

L’association avance également l’argument financier : en 2020 chaque casquette coûtait la somme de 1 543 euros (1 305 livres). Au cours des sept dernières années, l’argent des contribuables britanniques a été dépensé à hauteur de plus d’1 million de livres sterling (1,18 million d’euros).



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