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pour son défilé automne-hiver, Saint Laurent ose l’épopée nordique


Par Maud Gabrielson

Publié aujourd’hui à 18h11

En avril 2020, la maison Saint Laurent annonçait sur son compte Instagram quitter le calendrier officiel des semaines de la mode parisiennes. Une décision motivée par l’envie de présenter au monde les collections une fois qu’elles sont prêtes, sans contrainte des dates butoirs. Ainsi, le directeur artistique de la marque depuis 2016, Anthony Vaccarello, a dévoilé sa ligne automne-hiver 2021-2022 mardi 28 avril, à 14 heures, à travers un film à la mise en scène spectaculaire baptisé Where the Silver Wind Blows.

Sommes-nous en Islande ? Sur les rives d’un fjord norvégien ? Le mystère reste entier, une volonté de la maison de ne pas partager ses secrets de fabrication. Signée de la réalisatrice Nathalie Canguilhem, cette épopée d’une dizaine de minutes reprend les codes traditionnels des défilés de mode, à savoir une succession de mannequins filmées en train de marcher.

Mais le podium est hostile, surtout juchée sur des escarpins et de grandes bottes à talons : plages de sable noir, falaises grises abruptes, rivages jonchés de morceaux de glaciers échoués ou grandes plaines recouvertes d’herbe givrée… Après nous avoir emmenés dans la chaleur du désert pour la présentation de la collection printemps-été 2021, Anthony Vaccarello choisir un décor très à propos pour le vestiaire d’hiver.

Sequins brillants et voile transparent

La collection apparaît alors comme un parfait contraste à cette nature a priori inhospitalière. Articulée autour de silhouettes chics, sexy et toujours court-vêtues – la signature du créateur –, elle détourne les codes bourgeois des années 1960, en injectant des couleurs saturées venues tout droit des années 1980. Les vestes de tailleurs élégantes façonnées dans un tweed épais sont déclinées dans du vert, du rose, du rouge ou du violet et accompagnent des jupes courtes, tantôt brodées de fausse fourrure végétale, tantôt en cuir lamé.

On retrouve çà et là des tuniques à manches longues, des pantalons serrés ou des mini shorts en brocart doré. Le noir, omniprésent, se niche sur des vestes en sequins brillants ou sur des hauts en voile transparent aux manches brodées de plumes d’autruche. Une succession de body en jersey laminé se glisse dans des jupes ou des pantalons portés courts.

Les bijoux fantaisie, qui font partie intégrante de l’histoire de la maison, s’affichent ici en majesté. Boucles d’oreilles chandeliers argentés ou en strass coloré, ceintures et longs colliers trèfle ou tournesol, sautoir doré avec une croix imposante… Autre inspiration assumée par le créateur : l’allure parfois sur le fil du bon goût de la chanteuse canadienne Peaches, reine de l’éléctroclash et du choc des couleurs dans les années 1990. Entre échappée dépaysante et vestiaire sophistiqué, teinté de références parfois kitsch, Anthony Vaccarello réussit le pari de secouer nos certitudes quant aux codes du luxe.

Saint Laurent.
Saint Laurent.
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