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top cinq des présentations homme PE21


Lemaire, la très élégante marque de prêt-à-porter pour homme et femme, a
clôturé lundi soir la première Paris Fashion Week masculine en ligne. A
l’inverse de la plupart de ses camarades, Lemaire a repris l’idée d’un
défilé classique, filmant la marche dynamique des mannequins qui
s’entrecroisent, une chorégraphie poétique qui lui est propre.

Hormis cette dernière séquence, le calendrier parisien a enchaîné des
vidéos au format assez éloigné d’un défilé classique. Les nouveautés n’ont
pas été au goût de tous. Certains critiques ont été déçus par la forme des
présentations, les jugeant parfois trop similaires à des campagnes
commerciales où regrettant de ne pas assez montrer le vêtement (Vanessa
Friedman pour le The New York Times). D’autres, en revanche, ont apprécié
l’élan créatif dont les marques et créateurs ont fait preuve pour présenter
autrement leurs collections.

FashionUnited a sélectionné cinq présentations parmi les 67 marques
inscrites au calendrier de la FHCM (à l’exception de JM Weston). Les
critères ? Un vêtement facilement lisible, un format qui ne s’apparente pas
à un contenu publicitaire, une certaine innovation et, plus suggestif, le
frisson.

La plus surprenante : Hermès

Première à avoir ouvert le bal : Hermès. La vidéo a séduit par une mise
en scène surprenante tout en collant à l’air du temps. La performance,
filmée par le metteur en scène de théâtre Cyril Teste, a consisté en une
mise en scène des backstages du tournage.


En savoir plus :
Hermès crée une performance “Hors champs”

La plus accrocheuse : Y/Project

Ici, l’idée rejoint celle d’une vidéo tutorielle. Debout, dans un
triptyque, trois mannequins se présentent habillés avant d’être rejoints
par des habilleurs chargés de modifier la tenue pour lui offrir un nouveau
porté. La séquence se passe de son, tout est dans l’image, les gestes des
habilleurs suffisent à capter l’attention.

La plus parisienne : Etudes

La marque parisienne Etudes, fondée en 2012 par le trio Jérémie Egry,
Aurélien Arbet et José Lamali, a proposé une vidéo tout en plans séquences,
la caméra déambulant dans les rues de la capitale. Le résultat est charmeur
et fait sourire lorsque, au détour d’un coin de rue, les passants sont
surpris par la caméra.

La plus virtuelle : Cool TM

Jeune label de luxe, Cool TM a proposé une vidéo à 360 degrés, offrant à
l’œil l’embarras du choix. Le regard se balade dans les recoins d’un studio
photo parisien : des mannequins attendent leurs tours, d’autres posent, les
techniciens et maquilleurs travaillent, les backstages s’offrent à nue. La
marque ne s’est pas contentée de bien positionner sa caméra, la mise en
scène est structurée et progresse vers une effervescence aux accents
psychédéliques.

La plus poétique : J.M. Weston

Cette présentation n’était pas sur le calendrier de la fédération, sa
force narrative, toutefois, mérite ici d’être évoquée. La vidéo s’ouvre sur
un long texte écrit à la première personne, en français puis en anglais.
L’auteur est Olivier Saillard, directeur artistique, image et culture de la
maison J.M. Weston. Celui qui passa plusieurs années dans les bureaux du
Musée de la Mode et du Textile des Arts Décoratifs, puis du Palais
Galliera, raconte son parcours d’historien de la mode.

On retrouve dans ce projet en deux chapitres, intitulé « Marche ou
Rêve », son talent de compteur. Après le texte, la première vidéo se
poursuit par un slow motion en noir et blanc, la caméra pointée vers des
pieds foulant le sable d’une plage, chaussés d’une paire de JM Weston.

Crédit : Hermès RAFFARD-ROUSSEL.



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